FIFF : Gaza mon amour, le désir de vivre

Réalisé par Tarzan et Arab Nasser, Gaza mon amour raconte l’histoire d’Issa, un pêcheur de soixante ans dont la vie est rythmée par les visites de sa soeur, qui souhaite le marier, entre coupures de courant et passages du poste de frontière. Un jour, le sexagénaire s’éprend d‘une couturière, Siham, une femme du même âge que lui, ayant une routine ponctuée par les factures impayées et le caractère difficile de sa jeune fille divorcée. Vient alors le moment pour le pêcheur d’essayer de déclarer sa flamme à sa belle. Salim Daw transmet avec justesse la maladresse attachante d’Issa, tandis que les plans emplis de douceur et d’humour défilent.

L’histoire se complique alors qu’Issa remonte dans son filet de pêche une statue antique du dieu Apollon. À la fois fasciné et apeuré, il la cache dans son armoire. Dénoncé pour trafic d’œuvre d’art, le pêcheur est emmené en prison.

Malgré tout, Issa ne baisse pas les bras. Il répète qu’il souhaite rester à Gaza, car c’est ici que son histoire doit continuer de s’écrire.

Cependant, Gaza mon amour n’est pas qu’une comédie romantique ; c’est aussi un film politisé de manière poétique. En effet, les visages en très gros plans, les vues à travers les grilles et la propagande à la télévision nous rappellent discrètement l’enfermement. La statue d’Apollon, quant à elle, sert de lien comique pour exprimer la transgression. A l’inverse, les films romantiques que regarde Siham et les rêves érotiques d’Issa, véritables échappatoire, nous montrent que l’amour arrive malgré tout à se faire une place dans ce quotidien meurtri. La scène finale du film constitue également l’exemple parfait d’un message politique exprimé avec légèreté et romantisme. 

Le message politique du film est sublimé par la scène finale, tout en légèreté et romantisme.

Entre naïveté et sévérité, Gaza mon amour est une ode à la paix qui fait du bien et qui nous rappelle que la vie est plus forte que la guerre.

– Chloé Schüler

Colportage interdit : interview de Daniel Duqué

Le 25 mai dernier, j’ai eu l’occasion d’assister à une projection de presse du dernier long-métrage de Daniel Duqué : Colportage interdit. Ce film m’ayant particulièrement plu, je lui ai consacré une chronique que vous pouvez retrouver sur notre Soundclound.

(suite…)

Neptune Frost : La machine et le fantôme

Si je devais citer une de mes œuvres cinématographiques préférées, Ghost in the shell de Mamoru Oshii en ferait partie et quand je vis que parmi les film de la compétition officielle se trouvait un de ce genre d’origine Rwandaise, je fus tout naturellement curieux et, après le visionnage, quelques peu désenchanter.

(suite…)

Titania, ou les rêveries de l’astronaute solitaire

En janvier dernier, Michaël Gay des Combes se trouvait au Nouveau Monde pour une résidence d’écriture organisée par l’Épître : une pièce vide, une semaine d’isolement, tout le temps du monde pour écrire. De-là est née Titania, création théâtrale jouée et présentée dans la petite pièce qui l’a accueilli durant une semaine. Retour sur ce voyage insolite avec Amélie Gyger.

(suite…)

Mon père est une chanson de variété

Chère belle-maman,

J’ai été fort triste de ne pas t’avoir eue à mes côtés au théâtre Nuithonie pour assister à Mon père est une chanson de variété et j’imagine que ma peine est partagée. Mais ne t’en fais pas, sèche tes larmes car je vais te décrire quelle merveilleuse expérience ce spectacle était.

(suite…)

Alors on danse ?

C’est fini… c’est déjà fini… c’est peut-être fini, c’est May B !

C’est un peu par hasard que je me suis retrouvé le lundi 21 mars à Equilibre pour assister à May B, un spectacle de danse. Je ne m’attendais à rien et la surprise fut grande !

(suite…)

Deux pièces pour le prix d’une ?

A force de déambuler, je me suis à nouveau retrouvé au théâtre ! C’était jeudi 31 mars à Nuithonie pour assister à une double représentation.

Po-Cheng Tsai est un chorégraphe taïwanais qui a remporté de nombreux concours et qui nous a présenté deux de ses pièces : Timeless et RAGE.

(suite…)

FIFF 2022 : Quelle image d’Afghanistan ?

Le voyage dans la Perse Ancienne offert par le 36e Festival International du Film de Fribourg (18.03.2022 – 27.03.2022) passe à travers les histoires de 7 réalisateur.trice.s courageux.ses. Tout au long de la route de la soie, 7 films en dari et pashto – les deux langues officielles d’Afghanistan, parmi les 40 qui existent – peignent un scénario merveilleux. Mais quelle image de ce pays aux facettes multiples souhaite reconstruire le FIFF ? Un tour d’horizon s’impose.

(suite…)