Festival Bach : Jour de fête pour les musiciens !

Le jour de la Sainte-Cécile, le Concerto Köln proposa un délicieux banquet musical.

Sainte-Cécile, patronne de tous les musiciens était à l’honneur le 22 novembre 2019 à la salle Paderewski du casino Montbenon de Lausanne. L’ensemble Concerto Köln et la chanteuse Emöke Baráth y chantèrent ses louanges avec un programme, bien que disparate, très approprié. Des œuvres dramatiques de Georges Frederic Handel encadraient les Concerto Brandebourgeois n°4 et n°5 de Jean-Sébastien Bach. Une performance saisissante !

La soirée a débuté sur une mauvaise nouvelle : le contre-ténor Valer Sabadus s’est avéré malade et n’a pas pu être présent. Emöke Baráth dû combler son absence, ce qu’elle fit brillamment. La soprano est parvenue à transmettre toute la tension et l’émotion dramatique des airs de Handel. Toujours juste et jamais dans l’excès : sobre et efficace. Sa voix et l’orchestre ne faisaient qu’un, la symbiose était parfaite.

L’ensemble sous la direction du premier violon Evgueny Sviridov a été extrêmement consciencieux dans les phrasés mélodiques. Le dramatisme était au centre afin d’accompagner au mieux les sentiments des airs de Ode for St. Cecilia’s Day par exemple. Le récitatif instrumental de « But oh, what art can teach » avant l’entrée de la voix parvint à suspendre le temps. Le public a certainement senti la confiance que dégage le Konzertmeister sur scène. Les musiciens ont fait preuve de précision dans les deux Concertos Brandebourgeois de Bach. Les lignes mélodiques se croisaient, se complétaient et dialoguaient, préparant les cadences qui, chez Bach, se font souvent désirées. Une mention spéciale se doit d’être adressée au claveciniste qui, lors du Concerto Brandebourgeois n°4 impressionna toute la salle par sa technique.

Un point important qui mérite d’être appuyé encore plus est la qualité des dialogues instruments-voix ou entre les instruments eux-mêmes. « What passion can » démontra une qualité dans les duos entre le violoncelle et la soprano. Bien que les deux semblaient quelques peu stressés vu qu’il s’agissait du début du concert, la beauté de la musique n’en a pas du tout souffert. Le violon et la flûte dans les œuvres de Bach mirent en exergue toute la richesse harmonique ainsi que la virtuosité.

Un travail d’orfèvre dans l’interprétation de ces œuvres ! Bien sûr il y eut quelques petites imprécisions notables mais qui ne vinrent par gâcher le plaisir du public : ce sont les aléas du live. L’orchestre et la soprano ont dégagé une énergie extraordinaire, ils semblaient passer un excellent moment, et l’audience aussi.

Raphael David Eccel

Crédits photos: Thomas Kost

Evgueny Sviridov

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