The Eagle Huntress plane sur son succès

Entre poésie visuelle et renversement des traditions, The Eagle Huntress d’Otto Bell ravit le coeur des Fribourgeois.

Montagnes enneigées, plaines désertiques, nature intacte… c’est sur ces plans majestueux que l’audience hypnotisée découvre la formidable épopée d’Aisholpan. Le souffle coupé, on s’enfonce dans notre siège et on s’autorise à chuchoter un petit juron, parce que les mots ne suffisent pas à résumer l’immensité du massif de l’Altaï. C’est dans ces contrées reculées que vit la jeune fille et sa famille de nomades, dresseurs d’aigles et chasseurs depuis des générations.

Mais contrées reculées, n’est pas (ou plus) synonyme d’archaïsme traditionnel. Aisholpan est bien décidée à chasser avec un aigle, comme son père, et son grand-père. Ne se laissant pas abattre par les critiques patriarcales, elle continue sa formation de dresseuse d’aigle, déterminée à prouver qu’elle mérite sa place dans ce monde réservé aux hommes depuis toujours. Aisholpan peut compter sur sa famille et sa ténacité pour atteindre des sommets! *Badoum tsss*

Suite à une publication du photographe israélien Asher Svidensky sur les réseaux sociaux, Otto Bell, intrigué, se décide à traduire la vie de la jeune fille sur grand écran. S’il s’agit d’un film documentaire, l’équipe de tournage a demandé à Aisholpan de revivre certains moments de sa formation. Une des exceptions : la scène de la capture de l’aiglon, filmée avec les moyens du bord, le jour même de la rencontre entre le réalisateur et la famille. La qualité visuelle du film nous fait parfois oublier que les scènes ont été tournées en pleine nature, offrant son lot de difficultés techniques : batteries de caméras gelées, conditions météorologiques pénibles, etc. La scène où Aisholpan et son père chassent le renard a par exemple exigé 22 jours de tournage.

S’il est indéniable que le film est un concentré de sensibilité et de courage, la présence d’Aisholpan et de son père, ayant parcouru quelques 7000 kilomètres rien qu’à cette occasion, a donné à la séance le petit je-ne-sais-quoi qui fait tout. Le public, admiratif et ému, a pu poser ses questions aux deux protagonistes, et ce à l’aide d’une double traduction français-anglais, anglais-kazakh.

Malheureusement, le film ne sera plus projeté dans le cadre du FIFF. Il sera cependant possible de le retrouver dans les salles, dès le 12 avril, lors de sa sortie officielle en Suisse.

 

Laura Monney & Maxime Ryser

IMAGE: Asher Svidensky

©Asher Svidensky

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