Review Festi’Neuch 2017

Depuis quelques jours, c’est l’été. Et pour nombre d’étudiants, été ça rime avec festival…

Quoi de mieux que de commencer sur une bonne lancée, en profitant du soleil et de la musique sur les jeunes rives à Neuchâtel pour la 17ème édition de Festi’neuch… Pour tous ceux qui ne connaissent pas le festival, ou qui n’ont pas eu la chance d’y aller à cause d’une session d’examens qui a tendance à s’éterniser, Sarah et Maxime vous font le topo des 3 premiers jours du festival (sur quatre).

JEUDI 15 JUIN

Neuchâtel et ses rives du lac ensoleillées, que demander de plus pour un festival ? C’est ce que je me suis demandée d’entrée de jeu en arrivant à Festi’Neuch. Un petit tour à l’espace presse pour récupérer nos accréditation et avec Maxime on se met en route pour repérer un peu les lieux.

C’est à 18h tapantes qu’a lieu le 1er concert du festival. Sur la petite scène de la Marée, c’est les Neuchâtelois de Black academy, issus du concours « Dimension Jeunes Talents » qui ont l’honneur d’ouvrir le festival. Avec leur rock à tendance post-hardcore, ils enchaînent avec énergie les chansons, bénéficiant même de l’aide d’un fan pour faire le back up des refrains ! J’aurais bien vu un concert plus calme d’entrée de jeu et surtout à cette heure-ci, mais Black Academy n’aura pas ménagé ses moyens pour nous faire bouger !

Pas le temps de terminer le concert qu’on enchaîne avec le concert de Tweek, qu’on se doit de voir car on les interviewera plus tard. Arrivés vers la scène de la Lacustre, le show promet : les sept membres du groupe sont survoltés ! Sur sonorités électro, les morceaux s’enchaînent, oscillant entre le rock et le hip-hop, entrecoupés des beatboxs de Luthor ! Le style est éclectique et si certaines chansons nous parlent plus que d’autre (pour ma part, celles plus electro, pour Maxime, c’est le titre « I don’t know” qui commence avec un extrait du Petit Prince), toutes ont le mérite de faire bouger le public, en particulier « Runaway » aux allures de tube funky ! La bonne humeur contagieuse des sept loubards se confirmera plus tard lors de notre interview, à retrouver ici!

Partagée entre mon estomac et mon amour pour Crystal Fighters, Maxime et moi prenons des chemins différents : mon cœur penche plus pour l’electro pop des barrés de Crystal Fighters, là où il a plus envie de découvrir le rock des fribourgeois de Fensta. Bilan mitigé lorsque je retrouve ce groupe qui a ambiancé mes révisions de ces dernières semaines : si le décor est assez fou, très fleuri et leurs costumes colorés, la sauce prend moyennement. Leur son si spécial perd un peu de son intensité, mais pas de sa pêche. Les hispaniques auront tout donnés, mais le public reste assez mou. Peut-être se réserve-t-il pour Prophets of rage, groupe mythique réunissant les membres de Cypress Hill, Rage Againt the Machine et Public Enemy ?

Cette théorie se confirmera plus tard sous un Chapiteau plein à craquer. Le groupe enchaînera les tubes, face à un public plus que réveillé. Et pour cause, ce concert représente leur unique date suisse! Créé en opposition à Trump, le groupe enchaîne les tubes des uns et des autres, sans oublier ses revendications… Preuve en est une guitare estampillée d’un « fuck trump » qui accueillera les applaudissements et cris du public ! Un concert qui nous aura bien défoulé et parfaitement clôturé cette 1ère journée.

Tweek  - Festi'neuch

Tweek – Festi’neuch

VENDREDI 16 JUIN

Pour continuer dans la lancée, vendredi s’annonce une journée des plus radieuses. J’embarque tout de même chaque jour une pèlerine (au cas où), même si jamais je ne la sortirai. Je commence directement par mon travail journalistique amateur : une interview avec le groupe Closet Disco Queen, que vous pouvez écouter ici. Après cela je suis libre de me balader sur les jeunes rives à ma guise.

Court passage vers la Marée, où j’écoute la fin du concert de Caroline Alves, présentée par la Dimension Jeunes Talents… de la chanson intimiste en anglais, de la guitare et du soleil… parfait pour commencer cette soirée de vendredi. A 18 heures je me dirige sous la chapiteau pour écouter Camille, et même plus que l’écouter, j’observe. Toute la mise en scène, les chorégraphies, le décor… et je savoure les chansons poétiques de l’artiste, soutenue par 3 autres femmes pour le choeur, un percussionniste et un pianiste.

Suite à ça je retrouve des amis…. on est un peu indécis alors on traîne sur le festival après avoir glandé dans l’herbe devant Fai Baba, bière à la main. Prestation éclectique qui passe du blues au rock, du lent et contemplatif à l’excitation… peut-être que j’aurais mieux apprécié le groupe un peu plus tard. Puis à 20h45, le concert de la soirée (en tout cas pour moi) : The Kooks! L’ambiance sous le chapiteau peine à monter, mais s’améliore par rapport à hier. 1h15 de concert qui passe en quelques minutes, je sors convaincu du chapiteau et décide finalement de manger avant de me placer sur le bord de la Marée pour guigner Closet Disco Queen que j’ai eu en interview quelques heures plus tôt. Ils sont à la hauteur de ce qu’ils m’annonçaient ; le public semble satisfait, le duo aussi. Bref, c’est le bonheur.

On avait pas trop le choix : MIA c’était une des têtes d’affiche de Festi’Neuch. Alors, après avoir trainé sur les transats devant la Plage, on a gentiment pris place dans la foule sous le chapiteau. Mais peut-être qu’on aurait dû rester sur nos chaises longues : un son très désagréable, et des lumières agressives, … beaucoup de show, mais pas beaucoup de plaisir à la voir, encore moins à écouter. J’ai tout de même apprécié bouger un peu, malgré les soucis techniques, sur « Paper Planes » et « Bad Girl », les deux titres emblématiques de MIA, avant de m’en aller sans demander mon reste. Les jours suivants, les connaissances que je rencontre (sauf une ou deux exceptions, celles qui confirment la règle je suppose) partagent la même opinion que moi.

Heureusement, suite à ce concert graveleux, les Biennois de Los Orioles ont su remettre de la motivation dans mon corps ; une sorte de rock-punk péruvien parfait pour finir la soirée, avant de monter dans un noctambus et enfin m’installer confortablement dans les plumes.

The Kooks - Vendredi soir à Festi'Neuch - Keystone (arcinfo)

The Kooks – Vendredi soir à Festi’Neuch – Keystone (arcinfo)

 

SAMEDI 17 JUIN

Samedi, retour sur Neuchâtel avec en ligne de mire l’interview du groupe neuchâtelois AUTISTI. On les retrouve à une table et le moment est ma foi sympathique, à retrouver  sur notre soundcloud.

Une fois l’entrevue finie, l’heure est venue de passer aux concerts. Mais le cadre idyllique vaut bien une petite bière de récupération sur la Plage histoire de se rafraîchir face au lac, en écoutant les DJs juchés sur une plateforme à quelques mètres de là, au large. Une mise en jambe de circonstance, puisque c’est ensuite vers la scène du Lacustre que je me dirige pour écouter l’electro rock de Trentemøller! Si le début est plutôt tranquille et planant, correspondant finalement assez bien à l’ambiance générale, je suis vite happée par les sonorités tapantes et très rythmiques du DJ danois, accompagné d’une clique de musiciens. J’en oublierai presque mon rendez-vous pris avec AUTISTI le groupe interviewé plus tôt…

Après une course jusqu’à la Marée, ralentie par le public nombreux se baladant sur les rives, je découvre qu’au calme de l’interview le groupe a substituée une verve surprenante. Les quatre musiciens se déchaînent et enchaînent leurs chanson dans un set qui tient la route. Les voix d’Emilie Zoé et Louis Jucker se fondent parfaitement ensemble et sont soutenues par un rock qui défoule. Le frontman se retrouve à genoux, guitare ballante, comme possédé. Concert exutoire d’une petite heure, qui finira bel et bien dans la sueur!

La récupération se fera pour le coup du côté de Stephan Eicher. Je dois avouer que ce n’était pas forcément le concert que j’attendais le plus, mais que je n’ai pas pu m’empêcher pour autant de fredonner son célèbre “Pas d’ami comme toi”. Avec la nuit tombante, c’est les Français de Synapson qui prennent le relai avec un electro groovy à souhait. J’ai les jambes qui fatiguent, mais la musique et la foule qui s’amassent me portent une bonne partie du concert.

Et quoi de mieux pour clôturer notre escapade neuchâteloise que le reggae de Damian Marley. Avec son message d’amour et de paix qui fait du bien, c’est des étoiles plein les yeux et les oreilles emplies de bonne musique qu’on a quitté Festi’Neuch… après une superbe 17e édition, riche en découverte et dont les têtes d’affiche ont globalement su tenir leurs promesses!

Maxime Ryser & Sarah Gay-Balmaz

La scène Lacustre à Festi'Neuch

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