Politique, t’es foutue, la jeunesse est dans la rue

Pour ce nouvel article, LAPSUS CALAMI est en colère. Dans ce troisième épisode, il s’agira du combat que la jeunesse a décidé de mener dans les rues: sauver le monde sur lequel nous espérons tous encore avoir un avenir !

Les jeunes scandaient ce violent « Politique, t’es foutue, la jeunesse est dans la rue. » Oui, vendredi, j’ai manifesté pour le climat: plus qu’un choix, c’était un devoir!

C’est vrai, avec mes béquilles et mon orteil cassé, un rhume tenace, des cours auxquels j’aurais dû aller, des travaux en retard et une météo exécrable, j’avais toutes les raisons de rester chez moi. Toutes sauf une : j’ai d’abord besoin d’une planète pour pouvoir me plaindre de mon rhume. Alors je me suis levé et j’ai suivi les quelques 1500 personnes qui, à Fribourg, avaient à cœur de protester contre ce capharnaüm climatique dans lequel on vit à l’heure actuelle.

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Pour ma part, j’ai toutes les prédispositions pour devenir un militant vert : vivre avec une mère écolo et un beau-père qui travaille pour une entreprise de recyclage, ça vous formate déjà à ne pas jeter le carton et le verre dans la poubelle. Après, l’empathie naturelle (qui caractérise selon moi les êtres humains) que je ressens pour les orangs-outans ou les tortues m’empêche d’acheter du Nutella, des produits ultra-transformés ou emballés quatorze fois dans du plastique. Dans un bar, je précise toujours que je ne veux pas de paille dans mon thé froid. Je ne fréquente plus les fast-foods. Je vais m’acheter mes carottes et panais au marché local, quitte à boire une bière de moins à la fin du mois. Je fais ma propre lessive, mon propre déodorant. Je n’allume plus le chauffage chez moi et je ne mange quasiment plus de viande.

Malheureusement, cette conscience écologique n’est pas encore acquise chez tout le monde. Sans parler des multinationales ou des États (comme la France, qui s’apprête à détruire la Guyane pour ouvrir une énorme mine d’or à ciel ouvert en utilisant des milliers de tonne d’explosifs chaque jour pour extraire de l’or, je rappelle), tout le monde n’a pas encore franchi ce cap. Alors oui, certains jeunes présents ont mangé des sandwichs provenant de la Coop Pronto, jeté leurs mégots dans la rue ou sont allés manger au McDonald’s juste après la manifestation. Ce qui me désespère, c’est que c’est la seule chose que les gens semblent retenir de ce mouvement de foule sur Internet : les « Ouais mais ils ont fait ça pour faire comme tout le monde et nourrir leur story Instagram », « C’est normal, c’est toujours cool de sécher les cours » ou encore « Combien d’entre eux prendront l’avion pour aller en vacances cet été ? » pullulent sur les réseaux sociaux depuis la naissance de ce mouvement. Et ça m’attriste.

Oui ça m’attriste parce que, qu’on critique les manifestants pour les droits homosexuels, les droits des migrants, du travail ou je ne sais quoi, c’est légitime dans un sens : chacun a son avis, libre à lui de le défendre sur la place publique. Or, ceux qui critiquent ce mouvement, ils s’opposent à nous sur quel sujet ? Ils ne sont pas d’accord avec l’idée de réchauffement climatique ? C’est ça le jeu ? Ils préfèrent critiquer ceux qui se lèvent pour essayer de sauver notre futur plutôt que de faire quelque chose eux-mêmes ? C’est trop facile.

Alors, à ces gens, je leur rétorque : je suis fier de ma jeunesse, suisse et mondiale. Je suis fier de nos révoltés, de nos activistes, de nos porte-drapeau, de nos énervés de la première heure. Je suis fier de nous. L’éveil et le changement sont en marche. Alors merci à ceux qui se lèvent et qui se battent. La planète a besoin de gens comme vous. On a plus le temps de baisser les bras.

David

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Pour ceux qui veulent en savoir plus sur le projet de la Montagne d’Or, voilà un article du WWF à ce sujet : https://www.wwf.fr/vous-informer/actualites/montagne-dor-mirage-economique. Bonne lecture !

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