Petites Histoires de Fantômes

Le cinéma était témoin d’une petite invasion ce dimanche 2 avril. Ça courrait, ça criait, ça pleurait et ça riait. Ç’avait des mains pleines de doigts qui touchaient à tout et des gros yeux qui dévisageaient tous les passants. Pour les expérimentés, facile à les reconnaître! Après avoir compris dans quel monde je suis entrée, cela me frappa au visage… J’étais sur le point de voir la séance dédiée aux enfants.

C’était donc dans ce public-là que je m’étais infiltrée sans vraiment m’y attendre. Certes, avec une discrétion qui restait à désirer vu la minorité dans laquelle j’étais, mais avec quelques coups de coudes et un ou deux tirages de langue (histoire de montrer qui c’est le patron), j’ai fait ma petite place.

Niveau court-métrages, à en entendre les éclats de rires et les silences émus, les cinéastes ont su toucher et faire rire le public, autant les grands que les petits. On a découvert des artistes japonais, colombiens, français, iraniens, anglais et lettons tout en découvrant sept mondes totalement différents. Que cela soit dans leur technique ou dans leur histoire, tous étaient autant envoutant, sans parler de la joie d’entendre ces enfants commenter les histoires avec « Elle est morte ?! », « Pourquoi la grand-mère est sur la lune ? », « C’est fini ? ». Cela a clairement enrichi la séance !

Une certaine rassurance de savoir que le cinéma n’a pas d’âge et que cet art continu de charmer ces petits museaux. Puis, qui sait, j’étais peut-être parmi la prochaine génération fribourgeoise de cinéphiles.

-Melanie Michellod

soto