[Paléo 2019] Mes premiers Paléos – Sandrine

On se souviendra toujours de notre premier Paléo. Les premières joies du camping, se faire voler sa chaise ou se faire réveiller par un Valaisan relou qui gueule dans son megaphone. Retour sur mes premiers Paléos ; attention racontage de vie en vue.

Je n’avais que 14 ans quand ce fameux festival m’attira pour la première fois dans ses entrailles. Je n’étais pourtant pas une festivalière alcoolisée précoce, non, car j’y étais allée pour travailler. Ainsi, je me suis retrouvée dans un stand de bouffe à servir de la nourriture à des milliers de festivaliers affamés, et cela pendant les deux années suivantes. Je vous promets donc de jolies petites pépites risibles à mon sujet !

Pour resituer le contexte ; afin de mettre quelques économies de côté, j’ai accepté de travailler dans un stand qui vendait de la nourriture grecque, avec ma mère ! Ils ne vendaient pas ma mère non, je travaillais avec elle plutôt. Parmi les différents plats que l’on servait, il y avait le gyros. Délicieux pain pita garni de salade, tomate, oignon, viande et, le meilleur pour la fin, la sauce tzatziki. En gros, un kebab version grecque. Je peux vous dire qu’après une semaine d’enroulage de gyros, je me réveillais le matin avec mon coussin en forme de pain pita entre les mains. Même dans mes rêves, j’étais dans l’esprit Paléo. Je vous promets solennellement que cette histoire est véridique ! Ça ne m’a pas pour autant dégoûtée du gyros.

Ce fut pendant mon deuxième Paléo que ma carrière de chroniqueuse à la radio débuta. Nous étions en pleine séance de chill avec une collègue de travail quand, soudain, Rouge FM apparut et nous demanda de présenter un artiste en une phrase. Ma collègue étant trop timide, c’est moi-même qui m’y suis collée. Une vidéo de moi jeune adolescente et inconsciente qui dit : « Voici Alt-J » tourne donc sur internet. Je ne saurai la retrouver et ne voudrai, dans tous les cas, pas la retrouver. Libre à vous de le faire !

Mis à part ces quelques anecdotes, je retiens particulièrement les bons moments passés avec ma mère, puisque comme dit plus haut, je travaillais avec elle et nous passions beaucoup de notre temps libre ensemble. Mais aussi les soirées passées à La Ferme, espace réservé aux membres du staff. Je rappelle qu’à cette époque je n’avais pas encore 16 ans et me sentais donc privilégiée de pouvoir y accéder. Je ne regrette en aucun cas d’avoir connu le Paléo sous cette forme-là, de l’autre coté du comptoir. Cela m’a permis d’encore plus savourer les joies du Paléo aujourd’hui.

N’hésitez pas à nous suivre pendant cet évènement sur Facebook et Instagram et à nous raconter votre premier Paléo. Un bon festival à tous mes amis festivaliers, je vous fais la grosse bise,

 

Sandrine

 

 

Un homme pris en photo au Paléo 2013.

Retour au théâtre: La nouvelle saison du Théâtre des Osses

Après plusieurs mois en veilleuse, c’est au milieu de lampes de chevet que Geneviève Pasquier et Nicolas Rossier présentent leur saison 2020-2021 du Théâtre des Osses, pour faire revivre l’art. Car « c’est bien d’art qu’il s’agit, c’est un peu ça qui nous a manqué» nous dit Geneviève Pasquier. Une programmation qui clame la liberté après cette période de confinement. Présentation.

Premier spectacle avec Sa chienne, tiré de « Trois ruptures » de Rémi de Vos et mis en scène par Nicolas Rossier. C’est un souper-spectacle où tout le monde mange, y compris le couple sur scène, ou du moins l’est-il jusqu’au dessert, puisqu’à ce moment-là la femme demande le divorce… Un spectacle à croquer. Nicolas Rossier précise qu’au delà des apparences, le spectacle est bien dans l’actualité, au regard des divorces qu’on suscité le confinement…

Sa chienne

Autre création du cru, Lettres à nos aînés, qui se base sur les lettres parues quotidiennement dans la presse, à l’instar de La Liberté, destinées aux aînés esseulés durant le confinement. Une création en cours, qui se veut simple et souple, comme nous l’explique Geneviève Pasquier qui est à la mise en scène, revendiquant une nécessité des resserrer les liens avec les aînés, et ce dans les deux sens.

Avec Grâce à Dieu, on touche au sujet plus que sensible des victimes d’abus sexuels commis par des prêtres. Sans être une charge contre l’Église en particulier, cette co-prodution avec le Pullhof Théâtre et la Compagnie de François Marin qui met en scène se veut plus un dénonciation plus large de toutes société où règne l’omerta.

L’évadé

Tandis que Le journal d’Anne Frank repart pour un tour (les 100 représentations sont dépassées), Karim Slama viendra à Givisiez avec sa virtuosité humoristique au service d’un sujet grave et profond dans L’évadé, en jouant la conscience d’un homme paralysé. Puis s’enchaîneront deux autres créations romandes hautes en couleurs, aux univers visuels impressionnants. D’abord Frida jambe de bois, un voyage dans l’intimité de la peintre mexicaine Frida Kahlo, un spectacle musical coloré et joyeux. Puis Le cabaret des réalités, ou comment transposer les vertige de la physique dans un univers entre le cirque et David Lynch. Cette création menée par Sandra Gaudin qui s’inspire d’Alejandro Jodorowsky a jusqu’ici été très peu jouée, et Geneviève Pasquier tenait à souffler sur les braises de cet acte théâtral exigeant et audacieux.

Frida Jambe de bois
Le cabaret des réalités

Après n’avoir pu être joué qu’une seule fois la veille du confinement, Une rose et un balais revient aux Osses terminer le travail. Très attendue, l’adaptation du livre de Michel Simonet prendra vie grâce à la virtuosité et l’inventivité d’Alexandre Cellier doublées de la poésie et la finesse d’Yves Jenny. Gouverneurs de la rosée continue pour sa part sa tournée romande.

Une rose et un balais

Les Cafés littéraires sont également de retour, à commencer par Slava Bykov, un roman de hockey, une causerie au coin du feu sur la carrière du joueur, Fribourg-Gottéron étant de son propre aveu le plaisir coupable de Nicolas Rossier. Viendra ensuite Émancipations singulières, un projet de Joséphine de Weck pour les 50 ans du vote sur le droit de vote des femmes en Suisse, l’occasion de revenir sur ce combat, mais également sur ceux actuels. La poésie visuelle clôt ce cycle de cafés littéraires, une réalisation signée Matthieu Corpataux, qui, rappelons le, outre ses multiples projets culturels, est assistant diplômé du domaine français de notre université.

Quel avenir au vu de la situation sanitaire ? « On sait qu’on va faire des choses, on s’accroche » nous dit confiante Geneviève Pasquier. « On travail semaine par semaine. » Le théâtre a bien entendu mis en place un plan sanitaire, qui comprend le port du masque obligatoire pour le public ainsi que la collecte des données comme mesure de traçage. Espérons comme eux que le public répondra présent.

Sylvain Grangier

Photos fournies par le Théâtre des Osses

La semaine de la durabilité c’est quoi ?

C’est un mouvement national qui a lieu chaque année depuis cinq ans afin de nous sensibiliser aux questions environnementales. Cette année, ce sont 34 universités et écoles supérieures qui ouvrent leurs portes à tour de rôle pour accueillir au total un peu plus de 200 événements. (suite…)

Small G – une idylle d’été qui tombe à pic

L’adaptation au théâtre par Mathieu Bertholet et mise en scène par Anne Bisang du dernier roman de Patricia Highsmith a investi le théâtre Nuithonie les 6 et 7 février à Fribourg. Une fable pleine de fraîcheur et d’espoirs pour raconter l’homosexualité et qui tombe à pic avant un week-end de votations sur la pénalisation de l’homophobie.

(suite…)

Charrette!

Le Théâtre des Osses accueille le seul en scène de Simon Romang, Charrette! mis en scène par Georges Guerreiro. Commentaires d’un arrière-petit-fils de paysan.

(suite…)

Un loup et une fillette, amies et philosophes

« Papa, quand on est mort, on peut encore respirer ? » (suite…)