[Paléo 2019] Le teas’ avant la tise – Sylvain

Les jours passant, nous voilà pratiquement aux portes du Paléo Festival de Nyon. Alors sortez les lunettes de soleil, les bottes de pluie, sacs de couchage et autres chapeaux de paille, aujourd’hui je vous parle de mes attentes et des pré-coups de coeur pour cette édition 2019: c’est « le teas’ avant la tise ».

La bouffe. Balayons immédiatement cette évidence, le Paléo c’est une explosion de saveurs gustatives – « Paléo c’est un festival de bouffe avec quelques petits stands de musique » (Yann Marguet, 2016). Alors oui, c’est bien l’occasion pour notre flore intestinale de faire des rencontres extravagantes, et croyez bien que mes camarades et moi-même vous tiendrons informés de la crème de la crème alimentaire. Fin de l’évidence.

Le village du monde. Le Québec s’invite sur la plaine de l’Asse, et ça promet d’être une très bonne rencontre. Outre la poutine (promis maintenant j’arrête avec la bectance) c’est parmi les groupes québecois que je trouve le plus de mes pré-coups de coeur musicaux. Petite revue.

  • LES COWBOYS FRINGANTS – Ce n’est pas un hasard s’ils jouent sur la Grande Scène plutôt qu’au Dôme, qui est la scène du village du monde: c’est un grand groupe qu’on a là. Engagé, vibrant, tendre, souvent triste mais ça fout toujours les poils, avec une petite touche d’accent québecois pour relever le tout. Ce sera un régal pour beaucoup. – mardi 18:30
    (Re)découvrir
  • BODH’AKTAN – Vous voulez taper du pied, vriller en tout sens avec une énorme cannette de bière à la main? Go départ pour le Dôme pour du punk-rock celtique entre chanson à boire et textes piquants. A l’abordage! – mardi 17:15 / mercredi 17:30
    (Re)découvrir
  • QUÉBEC REDNECK BLUEGRASS PROJECT – Rien que dans le nom du groupe, on a tout, ça a l’air dingue. C’est festif, terrien grâce à une musique traditionnelle québécoise et irlandais revisitée. Et puis il y a de la mandoline, c’est trop cool la mandoline! Par contre, si vous maitrisez pas profondément l’accent québécois, niveau paroles rien ne parviendra à votre cerveau. Mais est-ce si grave? – mardi 22:30
    (Re)découvrir
  • LE WINSTON BAND – Encore du trad, mais plus jeune, avec une touche électrique et surtout une rencontre entre folk québécois et musique créole de la Louisiane. Et quand t’as un alpaga sur ta photo de groupe, ça peut être que génial, non? – samedi 17:30 / dimanche 19:30
    (Re)découvrir

Les concerts. Bien sûr il n’y a pas qu’au village du monde que traîne mon oreille curieuse. Voici mes autres pré-coups de coeur musicaux.

  • SHAKA PONK – Lors de l’édition 2014 du Paléo, le concert de Shaka Ponk avait été pour moi l’expérience de concert la plus incroyable. Un show magistral avec des effets numériques à couper le souffle. Vous voyez les clips de Shaka Ponk et leur direction artistique de ouf? Et bien c’est ça, sur scène, pendant une heure et demie. Attention, ils ne se contentent évidemment pas de balancer leurs clips sur écran: c’est un show inédit. Ouragan de plaisir dans la tronche. – Grande Scène, samedi, 00:00
    (Re)découvrir
  • PIERCE BROTHERS – C’est frais, c’est estival, c’est australien. Le groupe parfait pour ouvrir Paléo tranquillement, en mode chill avec une bière. – Le Détour, mardi, 16:30
    (Re)découvrir
  • CYRIL CYRIL – « Transe chanson pop tellurique ». Comme d’habitude, quand on lit la définition musicale officielle du site Paléo on comprend rien, puis on écoute, et on dit « ah d’accord ». Alors allez écouter. – Club Tent, vendredi, 20:00
    (Re)découvrir
  • THE GARDENER & THE TREE – Si vous aimez The Lumineers et Mumford & Sons comme moi, alors vous aimerez sans aucun doute ce groupe australo-suisse. Avec eux, on est au coeur de l’été. – Le Détour, dimanche, 21:00
    (Re)découvrir

Ce n’est qu’un petit échantillon, parce que Paléo c’est aussi ça: déambuler au hasard des points de vente de bière et découvrir sur le moment des groupes qui vous étaient absolument inconnus, une aventure exploratoire sur les chemins de la découverte musicale. Il y aura aussi la ruche, qu’on oublie trop souvent mais qui ne nous échappera pas, ça vaut vraiment le coup d’y jeter un coup d’oeil et d’y rester pour un spectacle de rue (pendant le concert de D… du chanteur commercial que vous n’auriez pas envie de voir par exemple). Alors soyez curieux, et ne vous en faites pas: mes camarade d’Unimix et moi-même vous feront part au jour le jour de ces découvertes de pépites cachées au fond du dépliant!

Suivez nous pour ne rien rater:

Facebook: Unimix FR

Instagram: Unimix FR

 

Sylvain
(La photo c’est moi au Paléo 2015 avec beaucoup trop de cheveux)

Retour au théâtre: La nouvelle saison du Théâtre des Osses

Après plusieurs mois en veilleuse, c’est au milieu de lampes de chevet que Geneviève Pasquier et Nicolas Rossier présentent leur saison 2020-2021 du Théâtre des Osses, pour faire revivre l’art. Car « c’est bien d’art qu’il s’agit, c’est un peu ça qui nous a manqué» nous dit Geneviève Pasquier. Une programmation qui clame la liberté après cette période de confinement. Présentation.

Premier spectacle avec Sa chienne, tiré de « Trois ruptures » de Rémi de Vos et mis en scène par Nicolas Rossier. C’est un souper-spectacle où tout le monde mange, y compris le couple sur scène, ou du moins l’est-il jusqu’au dessert, puisqu’à ce moment-là la femme demande le divorce… Un spectacle à croquer. Nicolas Rossier précise qu’au delà des apparences, le spectacle est bien dans l’actualité, au regard des divorces qu’on suscité le confinement…

Sa chienne

Autre création du cru, Lettres à nos aînés, qui se base sur les lettres parues quotidiennement dans la presse, à l’instar de La Liberté, destinées aux aînés esseulés durant le confinement. Une création en cours, qui se veut simple et souple, comme nous l’explique Geneviève Pasquier qui est à la mise en scène, revendiquant une nécessité des resserrer les liens avec les aînés, et ce dans les deux sens.

Avec Grâce à Dieu, on touche au sujet plus que sensible des victimes d’abus sexuels commis par des prêtres. Sans être une charge contre l’Église en particulier, cette co-prodution avec le Pullhof Théâtre et la Compagnie de François Marin qui met en scène se veut plus un dénonciation plus large de toutes société où règne l’omerta.

L’évadé

Tandis que Le journal d’Anne Frank repart pour un tour (les 100 représentations sont dépassées), Karim Slama viendra à Givisiez avec sa virtuosité humoristique au service d’un sujet grave et profond dans L’évadé, en jouant la conscience d’un homme paralysé. Puis s’enchaîneront deux autres créations romandes hautes en couleurs, aux univers visuels impressionnants. D’abord Frida jambe de bois, un voyage dans l’intimité de la peintre mexicaine Frida Kahlo, un spectacle musical coloré et joyeux. Puis Le cabaret des réalités, ou comment transposer les vertige de la physique dans un univers entre le cirque et David Lynch. Cette création menée par Sandra Gaudin qui s’inspire d’Alejandro Jodorowsky a jusqu’ici été très peu jouée, et Geneviève Pasquier tenait à souffler sur les braises de cet acte théâtral exigeant et audacieux.

Frida Jambe de bois
Le cabaret des réalités

Après n’avoir pu être joué qu’une seule fois la veille du confinement, Une rose et un balais revient aux Osses terminer le travail. Très attendue, l’adaptation du livre de Michel Simonet prendra vie grâce à la virtuosité et l’inventivité d’Alexandre Cellier doublées de la poésie et la finesse d’Yves Jenny. Gouverneurs de la rosée continue pour sa part sa tournée romande.

Une rose et un balais

Les Cafés littéraires sont également de retour, à commencer par Slava Bykov, un roman de hockey, une causerie au coin du feu sur la carrière du joueur, Fribourg-Gottéron étant de son propre aveu le plaisir coupable de Nicolas Rossier. Viendra ensuite Émancipations singulières, un projet de Joséphine de Weck pour les 50 ans du vote sur le droit de vote des femmes en Suisse, l’occasion de revenir sur ce combat, mais également sur ceux actuels. La poésie visuelle clôt ce cycle de cafés littéraires, une réalisation signée Matthieu Corpataux, qui, rappelons le, outre ses multiples projets culturels, est assistant diplômé du domaine français de notre université.

Quel avenir au vu de la situation sanitaire ? « On sait qu’on va faire des choses, on s’accroche » nous dit confiante Geneviève Pasquier. « On travail semaine par semaine. » Le théâtre a bien entendu mis en place un plan sanitaire, qui comprend le port du masque obligatoire pour le public ainsi que la collecte des données comme mesure de traçage. Espérons comme eux que le public répondra présent.

Sylvain Grangier

Photos fournies par le Théâtre des Osses

La semaine de la durabilité c’est quoi ?

C’est un mouvement national qui a lieu chaque année depuis cinq ans afin de nous sensibiliser aux questions environnementales. Cette année, ce sont 34 universités et écoles supérieures qui ouvrent leurs portes à tour de rôle pour accueillir au total un peu plus de 200 événements. (suite…)

Small G – une idylle d’été qui tombe à pic

L’adaptation au théâtre par Mathieu Bertholet et mise en scène par Anne Bisang du dernier roman de Patricia Highsmith a investi le théâtre Nuithonie les 6 et 7 février à Fribourg. Une fable pleine de fraîcheur et d’espoirs pour raconter l’homosexualité et qui tombe à pic avant un week-end de votations sur la pénalisation de l’homophobie.

(suite…)

Charrette!

Le Théâtre des Osses accueille le seul en scène de Simon Romang, Charrette! mis en scène par Georges Guerreiro. Commentaires d’un arrière-petit-fils de paysan.

(suite…)

Un loup et une fillette, amies et philosophes

« Papa, quand on est mort, on peut encore respirer ? » (suite…)