Paléo 2019 – Compte-rendu – Mardi et Mercredi – Sylvain

Le paléo est lancé ! Compte-rendu de Sylvain pour ces deux premiers jours sous le cagnard.

Au paléo, on campe, c’est la tradition. Mais après un trou de trois ans, les choses ont changé, et on a vieilli. Donc cette année, on fait les vieux et on s’installe au Pal’asse, le camping payant avec un petit chapiteau monté à disposition. Le luxe ! A tel point que lorsqu’une tierce personne visite notre campement à notre insu, rien ne manque mais il y a des affaires EN PLUS ! Et la tente est RANGEE ! Mystère incompréhensible : en regardant dans le sac à dos apparu de nulle part, nous trouvons deux boîtes de gants en latex… Aïe.
En réalité, c’était un québécois travaillant dans un stand de bouffe qui s’est simplement trompé de tente et qui s’est confondu en excuses. Vraiment le luxe ce Pal’asse !

Parlons bouffe justement. Au Paléo, votre planning alimentaire devient celui d’un hobbit : chaque repas est multiplié par trois. Voici en vrac mes recommandations pour les stands déjà testés : Lobster & CO, Lolly Gaufre et les Bagels de Léon au village du monde ; Bagels & Frites, Les rouleaux d’été à l’Esprit du Vietnam, et Panares Gourmet sur la Pl’Asse (vrai coup de coeur). Encore plein de stand à découvrir ! Même avec le rythme d’un hobbit, pas assez de temps pour tout goûter, hélas.

Au niveau des concerts, voici en vrac encore une fois , les meilleures expériences complètement subjectives de ces deux premiers jours. Premier concert  : Pierce Brothers, j’imaginais chill, mais c’était en réalité très énergique avec un duo explosif et parfois acrobatique. Lorsque l’un d’eux joue du didgeridoo d’une main tout en tenant l’harmonica pour l’autre qui joue en plus de la guitare. Les Cowboys Fringuants ont ouvert le feu de la Grande Scène sous une chaleur pétante : un concert très agréable et touchant avec une violoniste très en forme.

Grande découverte de ces deux jours : Le Québec Redneck Bluegrass Project : on n’a rien compris des paroles, mais le langage de la musique était universel ; on a dansé à en faire trembler le sol. Dans la même veine mais plus punk-rock, Bodh’aktan était à la limite de nous piler les esgourdes… de plaisir ! Le concert de était intrigant par son installation instrumentale robotisée et mécanique. Avec Les Trois Accords, on aime les grands-mères et on se touche dans le parc : rires et rock !

Pour éviter de s’endormir devant Lana del Rey, on s’est engouffrés dans la Ruche pour danser sur Y’a du monde aux Balkans : déjanté sur Soviet Suprem ou Boney M, super ambiance festive où l’on peut crier sans crainte « Tout le pouvoir aux Soviets ! »

Pour ce qui est des interviews, nous avons pu poser nos questions à Bodh’aktan, Québec Redneck Bluegrass Project, B77 et Cyril Cyril. A découvrir tout bientôt sur notre Soundcloud !

Sylvain ( et Matthieu exalté)

Retour au théâtre: La nouvelle saison du Théâtre des Osses

Après plusieurs mois en veilleuse, c’est au milieu de lampes de chevet que Geneviève Pasquier et Nicolas Rossier présentent leur saison 2020-2021 du Théâtre des Osses, pour faire revivre l’art. Car « c’est bien d’art qu’il s’agit, c’est un peu ça qui nous a manqué» nous dit Geneviève Pasquier. Une programmation qui clame la liberté après cette période de confinement. Présentation.

Premier spectacle avec Sa chienne, tiré de « Trois ruptures » de Rémi de Vos et mis en scène par Nicolas Rossier. C’est un souper-spectacle où tout le monde mange, y compris le couple sur scène, ou du moins l’est-il jusqu’au dessert, puisqu’à ce moment-là la femme demande le divorce… Un spectacle à croquer. Nicolas Rossier précise qu’au delà des apparences, le spectacle est bien dans l’actualité, au regard des divorces qu’on suscité le confinement…

Sa chienne

Autre création du cru, Lettres à nos aînés, qui se base sur les lettres parues quotidiennement dans la presse, à l’instar de La Liberté, destinées aux aînés esseulés durant le confinement. Une création en cours, qui se veut simple et souple, comme nous l’explique Geneviève Pasquier qui est à la mise en scène, revendiquant une nécessité des resserrer les liens avec les aînés, et ce dans les deux sens.

Avec Grâce à Dieu, on touche au sujet plus que sensible des victimes d’abus sexuels commis par des prêtres. Sans être une charge contre l’Église en particulier, cette co-prodution avec le Pullhof Théâtre et la Compagnie de François Marin qui met en scène se veut plus un dénonciation plus large de toutes société où règne l’omerta.

L’évadé

Tandis que Le journal d’Anne Frank repart pour un tour (les 100 représentations sont dépassées), Karim Slama viendra à Givisiez avec sa virtuosité humoristique au service d’un sujet grave et profond dans L’évadé, en jouant la conscience d’un homme paralysé. Puis s’enchaîneront deux autres créations romandes hautes en couleurs, aux univers visuels impressionnants. D’abord Frida jambe de bois, un voyage dans l’intimité de la peintre mexicaine Frida Kahlo, un spectacle musical coloré et joyeux. Puis Le cabaret des réalités, ou comment transposer les vertige de la physique dans un univers entre le cirque et David Lynch. Cette création menée par Sandra Gaudin qui s’inspire d’Alejandro Jodorowsky a jusqu’ici été très peu jouée, et Geneviève Pasquier tenait à souffler sur les braises de cet acte théâtral exigeant et audacieux.

Frida Jambe de bois
Le cabaret des réalités

Après n’avoir pu être joué qu’une seule fois la veille du confinement, Une rose et un balais revient aux Osses terminer le travail. Très attendue, l’adaptation du livre de Michel Simonet prendra vie grâce à la virtuosité et l’inventivité d’Alexandre Cellier doublées de la poésie et la finesse d’Yves Jenny. Gouverneurs de la rosée continue pour sa part sa tournée romande.

Une rose et un balais

Les Cafés littéraires sont également de retour, à commencer par Slava Bykov, un roman de hockey, une causerie au coin du feu sur la carrière du joueur, Fribourg-Gottéron étant de son propre aveu le plaisir coupable de Nicolas Rossier. Viendra ensuite Émancipations singulières, un projet de Joséphine de Weck pour les 50 ans du vote sur le droit de vote des femmes en Suisse, l’occasion de revenir sur ce combat, mais également sur ceux actuels. La poésie visuelle clôt ce cycle de cafés littéraires, une réalisation signée Matthieu Corpataux, qui, rappelons le, outre ses multiples projets culturels, est assistant diplômé du domaine français de notre université.

Quel avenir au vu de la situation sanitaire ? « On sait qu’on va faire des choses, on s’accroche » nous dit confiante Geneviève Pasquier. « On travail semaine par semaine. » Le théâtre a bien entendu mis en place un plan sanitaire, qui comprend le port du masque obligatoire pour le public ainsi que la collecte des données comme mesure de traçage. Espérons comme eux que le public répondra présent.

Sylvain Grangier

Photos fournies par le Théâtre des Osses

La semaine de la durabilité c’est quoi ?

C’est un mouvement national qui a lieu chaque année depuis cinq ans afin de nous sensibiliser aux questions environnementales. Cette année, ce sont 34 universités et écoles supérieures qui ouvrent leurs portes à tour de rôle pour accueillir au total un peu plus de 200 événements. (suite…)

Small G – une idylle d’été qui tombe à pic

L’adaptation au théâtre par Mathieu Bertholet et mise en scène par Anne Bisang du dernier roman de Patricia Highsmith a investi le théâtre Nuithonie les 6 et 7 février à Fribourg. Une fable pleine de fraîcheur et d’espoirs pour raconter l’homosexualité et qui tombe à pic avant un week-end de votations sur la pénalisation de l’homophobie.

(suite…)

Charrette!

Le Théâtre des Osses accueille le seul en scène de Simon Romang, Charrette! mis en scène par Georges Guerreiro. Commentaires d’un arrière-petit-fils de paysan.

(suite…)

Un loup et une fillette, amies et philosophes

« Papa, quand on est mort, on peut encore respirer ? » (suite…)