Nubya Garcia au Cully Jazz 2019

Quand la Cosmopolitan London Music se mêle au jazz

Le vendredi 5 avril 2019 à 19h30 au Cully Jazz Festival, un quartet mené par la saxophoniste Nubya Garcia a illuminé la salle du Next Step grâce à un Jazz qui a subit une cure de jouvence. Virtuosité, passion, énergie, gaieté : tant d’ingrédients et bien d’autres encore ont été la clef pour un concert d’anthologie.

Voilà un nom qui fera du bruit et sur lequel il faudra garder un œil ! Le Jazz de Nubya Garcia se révèle le fruit d’un brassage culturel prometteur et apporte une véritable vague de fraîcheur dans un genre où l’ombre des grands avait presque stérilisé la créativité. Les influences semblent venir de partout à l’image de Londres, la ville qui l’aura vu grandir. D’origine Caraïbéenne, ces racines se trouvent dans certaines sonorités qui créent une atmosphère envoûtante. Elle emprunte également des caractéristiques aux genres plus « populaires », qu’il s’agisse de rythmes de hip-hop, ou de lignes de basse plutôt reggae.

Toutefois, il ne faut pas croire que ce multiculturalisme musical rende le Jazz de la saxophoniste « trop simple ». Chaque musicien a, à son tour, dévoilé une palette de techniques extraordinaire lors de leurs improvisations. En particulier, le jeu du pianiste Joe Armon-Jones se révéla très joueur vis-à-vis de l’harmonie : imprévisible mais toujours juste. L’aspect le plus impressionnant de leur prestation au Cully Jazz est la complexité rythmique. Entre décalages et syncopes, tout amateur de rythmiques particulières se doit de connaître ce quartet.

Un simple petit défaut vient tacher ce beau tableau : la prise de son. Plus précisément, le son amplifié de la contrebasse qui ressortait tel un vrombissement dont il était difficile de distinguer la moindre note. Couplé à la grosse caisse, il y avait de quoi en avoir mal à la tête pour certains morceaux où les lignes de basse se voulaient plus reggae. En soi, les musiciens n’y peuvent rien.

Un premier soir de festival qui place la barre très haut. Nubya Garcia et son quartet de musiciens talentueux ont su emporter leur public dans leurs « délires » musicaux. Certes, cette musique ne se veut pas accessible à tout le monde de part sa complexité, mais ceux présents au concert vendredi, conquis, sont rentrés avec le cœur rempli d’émotions et de passion.

 

Raphael David Eccel

 

Crédits photo: ©Jean-Marc Guélat

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