Mon coeur, mon corps, ces extrêmes

LAPSUS CALAMI est fatigué.e cette semaine. Entre surmenage et glandage, il est un monde que certain.e. étudiant.e.s ne connaissent pas…

Il est dimanche, 20h, je mange des Shortbread au beurre et des dattes en regardant le livre 4 de Kaamelot et je suis littéralement sur les rotules.

Je me suis plaint pendant près de 6 mois que ma vie était aussi palpitante que l’activité cérébrale d’Eric Zemmour et là, depuis 1 semaine, je n’ai pas une seule seconde à moi : entre notre match d’improvisation, mes cours, mon remplacement dans une école fribourgeoise, ma participation à l’organisation d’un festival ainsi que les examens qui arrivent, je n’ai pas réussi à m’arrêter un seul instant pour respirer !

Ce week-end, nous avons accueilli une équipe d’improvisation théâtrale venant de Londres. Les joueurs voulant visiter la ville, les marches de la cathédrale ne leur faisant pas peur, on s’est baladé pendant presque 5 heures. Maintenant que mes genoux sifflent, que mes mollets sont tendus et que mes yeux peinent à rester ouverts, je me rends compte à quel point je suis incapable de faire dans la demi-mesure. Soit je m’ennuie comme un rat mort, soit je suis tellement occupé que j’ai l’apparence physique d’un rat mort, écrasé sous 3 tonnes de parpaing. Par exemple, n’étant pas un as de la propreté et du nettoyage, je range ma chambre aussi souvent qu’Arielle Dombasle exprime des paroles sensées ; mais quand je le fais, je me retrouve inexorablement, avant même d’avoir passé l’aspirateur et d’avoir rangé tous mes sous-vêtements, à trier mes livres et mes DVDs par ordre alphabétique. Je me suis même retrouvé une fois à terminer un roman en une seule journée parce qu’il rentrait dans l’étage des livres que j’avais déjà lus et que ça harmonisait la répartition des livres dans ma bibliothèque. Imaginez-vous !

Le seul problème, c’est que ce zèle-paresse paradoxal et quotidien qui m’anime, il ne s’applique pas seulement à l’organisation d’événement ou au rangement hiérarchisé d’objets circulaires de reproduction cinématographique mais il affecte également mes relations humaines. Et c’est bien ça le plus dur : ne pas réussir à trouver le juste milieu entre un attachement profond et quasi obsédant et un désintérêt presque entier pour aucune raison. L’on sait tous que le coeur a ses raisons mais quand même, c’est handicapant. Autant les extrêmes sont compliqués à gérer, autant les relations au milieu, de ce fait, deviennent d’une platitude émotionnelle qui feraient pâlir les jeunes mannequins russes de 19 ans.

Mais d’où pourrait venir cette apparente incapacité à savoir faire la part des choses ? D’un monde consumériste où si l’on se détache, ne serait-ce que très peu, des gens, des choses ou des idées, elles s’éloignent sans qu’on ne puisse pas faire grand-chose ? Des amours ratées, des histoires qu’on nous raconte, de la surpopulation, des mythes, de l’école, des directeurs marketing ?

Je sens que je vais peut-être un peu loin, que je m’égare. Ces théories proviennent sans aucun doute du cosmos, là où toute énergie prend sa force. Ce sont sûrement les crampes dans mes mollets qui me font écrire n’importe quoi. Je crois qu’après un week-end pareil, il va me falloir quelques jours de sommeil. A la suite. Même si je vais sûrement m’ennuyer à nouveau en me réveillant…

David

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