[MJF 2019] – Jeudi en compagnie de Lizzo – Blenda

Il y a quelques semaines, je suis allée voir le concert de Lizzo pour le compte d’Unimix au Montreux Jazz Festival 2019, en compagnie de Sam Smith et Shania Twain – certes nous ne sommes pas arrivés ni repartis ensemble mais nous respirions le même air durant quelques heures, donc techniquement, oui j’étais en leur compagnie! 

Quelques semaines déjà et l’article ne vous parvient qu’aujourd’hui car entre temps la vie s’est passée –  Et heureusement que j’avais fait le  plein de forces durant ce concert, car Lizzo nous a embarqué dans une expérience spéciale comme me l’expliquait quelques minutes avant le concert une fan qui s’est déplacée avec son mari de Zürich pour venir voir l’artiste : « People said that it was almost spiritual…And I love her she is my Queen and I Worship her, and I wish she had been around when I was 20 ”   

La réalité fut bel et bien le cas, nous avons vécu un moment presque spirituel. Voici un extrait de ce à quoi à pu ressembler notre immersion dans l’amour infini de Lizzo, à la différence près que nous nous trouvions dans l’espace mythique de l’Auditorium Stravinsky, où l’atmosphère un peu plus sombre-intimiste nous invitait à entrer à l’intérieur de nous plus rapidement. 

Nous avons donc médité, mais également pas mal dansé et pour les plus aguerris twerké sur les sons plus rythmés de l’artiste. Il faut dire qu’elle possède en elle, le talent de mélanger les genres de musiques en passant du rap à la pop, avec parfois l’aide de la désormais très célèbre  Sasha la Flute @sashabefluting sur instagram – sa flute traversière, qu’elle joue depuis depuis son adolescence.
Ce joyeux pot pourri de rose et de féminité a rapidement conquis le public qui ne la connaissait pas, présent pour Janelle Monae, dont la musique rappelle Prince, et qui est l’une de ses inspirations dans la composition de ses albums pour la musicalité et l’éthique de travail entre autres.

Sur scène Lizzo s’est entourée de talentueuses danseuses et d’une DJ, toutes aussi diverses les unes que les autres aussi bien au niveau des origines, que pour leur taille et corpulence.  Un “phénomène assez rare” à voir sur scène de concert  et qui rafraîchit. Par ailleurs si vous êtes des auditeurs fidèles à nos émissions, je vous partageais lors d’une chronique dédiée au sujet de la “grossophobie”, le semestre dernier, un titre de Lizzo intitulé Tempo en ft. avec l’icone Missy Elliott. Une chanson Upbeat qui célébre les personnes grosses, que j’ai proclamé être mon fat Anthem de l’été – cela est toujours le cas. À propos, depuis le 26 juillet un clip vidéo du titre est disponible sur toutes les plateformes.

Enfin, le secret du magnétisme Lizzo  sur son public réside peut-être dans le fait de ne pas compromettre son identité aussi éclatée et particulière qu’elle soit et de s’entourer de personnes ayant la même énergie. Un message qu’elle diffuse activement à son audience, et qui se reçoit bien,  comme me l’a confirmé son jeune public  avant le début du concert : « Elle donne de la positivité … Vraiment je l’adore ».

Je vous parle de Lizzo depuis le début de cet article sans trop vous donnez de détails sur sa personne, mais si la description de son concert et les échos de ses fans vous ont titillé, n’hésitez pas à allez à la rencontre de cette belle artiste américaine, pleine d’énergie et d’authenticité et rejoindre la church de Lizzo . Montez dans le Wagon comme le reste du monde qui s’éveille à  tant de talent comme peut le témoigner sa place dans les charts avec ses titres phares : Truth Hurts et Juice, et sa présence dans les médias, vous ne le regretterez pas!  Aussi faites vous plaisir et suivez la sur Instagram sous @lizzobeeating et (et nous aussi sous @unimixfr ).

 

B.

(Photo: l’Azulejo de Lizzo, généré depuis le générateur d’Azulejos du Montreux Jazz Festival)

 

Retour au théâtre: La nouvelle saison du Théâtre des Osses

Après plusieurs mois en veilleuse, c’est au milieu de lampes de chevet que Geneviève Pasquier et Nicolas Rossier présentent leur saison 2020-2021 du Théâtre des Osses, pour faire revivre l’art. Car « c’est bien d’art qu’il s’agit, c’est un peu ça qui nous a manqué» nous dit Geneviève Pasquier. Une programmation qui clame la liberté après cette période de confinement. Présentation.

Premier spectacle avec Sa chienne, tiré de « Trois ruptures » de Rémi de Vos et mis en scène par Nicolas Rossier. C’est un souper-spectacle où tout le monde mange, y compris le couple sur scène, ou du moins l’est-il jusqu’au dessert, puisqu’à ce moment-là la femme demande le divorce… Un spectacle à croquer. Nicolas Rossier précise qu’au delà des apparences, le spectacle est bien dans l’actualité, au regard des divorces qu’on suscité le confinement…

Sa chienne

Autre création du cru, Lettres à nos aînés, qui se base sur les lettres parues quotidiennement dans la presse, à l’instar de La Liberté, destinées aux aînés esseulés durant le confinement. Une création en cours, qui se veut simple et souple, comme nous l’explique Geneviève Pasquier qui est à la mise en scène, revendiquant une nécessité des resserrer les liens avec les aînés, et ce dans les deux sens.

Avec Grâce à Dieu, on touche au sujet plus que sensible des victimes d’abus sexuels commis par des prêtres. Sans être une charge contre l’Église en particulier, cette co-prodution avec le Pullhof Théâtre et la Compagnie de François Marin qui met en scène se veut plus un dénonciation plus large de toutes société où règne l’omerta.

L’évadé

Tandis que Le journal d’Anne Frank repart pour un tour (les 100 représentations sont dépassées), Karim Slama viendra à Givisiez avec sa virtuosité humoristique au service d’un sujet grave et profond dans L’évadé, en jouant la conscience d’un homme paralysé. Puis s’enchaîneront deux autres créations romandes hautes en couleurs, aux univers visuels impressionnants. D’abord Frida jambe de bois, un voyage dans l’intimité de la peintre mexicaine Frida Kahlo, un spectacle musical coloré et joyeux. Puis Le cabaret des réalités, ou comment transposer les vertige de la physique dans un univers entre le cirque et David Lynch. Cette création menée par Sandra Gaudin qui s’inspire d’Alejandro Jodorowsky a jusqu’ici été très peu jouée, et Geneviève Pasquier tenait à souffler sur les braises de cet acte théâtral exigeant et audacieux.

Frida Jambe de bois
Le cabaret des réalités

Après n’avoir pu être joué qu’une seule fois la veille du confinement, Une rose et un balais revient aux Osses terminer le travail. Très attendue, l’adaptation du livre de Michel Simonet prendra vie grâce à la virtuosité et l’inventivité d’Alexandre Cellier doublées de la poésie et la finesse d’Yves Jenny. Gouverneurs de la rosée continue pour sa part sa tournée romande.

Une rose et un balais

Les Cafés littéraires sont également de retour, à commencer par Slava Bykov, un roman de hockey, une causerie au coin du feu sur la carrière du joueur, Fribourg-Gottéron étant de son propre aveu le plaisir coupable de Nicolas Rossier. Viendra ensuite Émancipations singulières, un projet de Joséphine de Weck pour les 50 ans du vote sur le droit de vote des femmes en Suisse, l’occasion de revenir sur ce combat, mais également sur ceux actuels. La poésie visuelle clôt ce cycle de cafés littéraires, une réalisation signée Matthieu Corpataux, qui, rappelons le, outre ses multiples projets culturels, est assistant diplômé du domaine français de notre université.

Quel avenir au vu de la situation sanitaire ? « On sait qu’on va faire des choses, on s’accroche » nous dit confiante Geneviève Pasquier. « On travail semaine par semaine. » Le théâtre a bien entendu mis en place un plan sanitaire, qui comprend le port du masque obligatoire pour le public ainsi que la collecte des données comme mesure de traçage. Espérons comme eux que le public répondra présent.

Sylvain Grangier

Photos fournies par le Théâtre des Osses

La semaine de la durabilité c’est quoi ?

C’est un mouvement national qui a lieu chaque année depuis cinq ans afin de nous sensibiliser aux questions environnementales. Cette année, ce sont 34 universités et écoles supérieures qui ouvrent leurs portes à tour de rôle pour accueillir au total un peu plus de 200 événements. (suite…)

Small G – une idylle d’été qui tombe à pic

L’adaptation au théâtre par Mathieu Bertholet et mise en scène par Anne Bisang du dernier roman de Patricia Highsmith a investi le théâtre Nuithonie les 6 et 7 février à Fribourg. Une fable pleine de fraîcheur et d’espoirs pour raconter l’homosexualité et qui tombe à pic avant un week-end de votations sur la pénalisation de l’homophobie.

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Charrette!

Le Théâtre des Osses accueille le seul en scène de Simon Romang, Charrette! mis en scène par Georges Guerreiro. Commentaires d’un arrière-petit-fils de paysan.

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Un loup et une fillette, amies et philosophes

« Papa, quand on est mort, on peut encore respirer ? » (suite…)