Les vestiges de Twitter, de Tinder et d’Insta bientôt au musée ?

Dans LAPSUS CALAMI, la nouvelle chronique web d’Unimix, on se questionne cette semaine sur l’histoire… ou plus spécifiquement, sur les traces qu’on va laisser à nos prochains. 

Ciel gris, température avoisinant 0°C., bonnes bourrasques de vent. Une météo idéale pour profiter de l’offre muséale de Berlin. Et quoi de mieux pour une étudiante en histoire contemporaine que d’effectuer un semestre d’échange Erasmus dans la ville qui s’est trouvée à l’avant-scène des conflits mondiaux du siècle passé ? Mes cours à l’Humboldt-Universität ne débutent qu’au mois d’avril, j’ai donc le temps de flâner dans les expositions et de scruter les vitrines qui renferment de précieux documents d’archives.

C’est fou comme de tout temps l’homme a trouvé des moyens pour rendre compte de sa vie privée et publique : il a peint dans des cavernes, entretenu des correspondances écrites, transcrit des discours. Des codes de lois ont traversé les siècles et sont parvenus jusqu’à nous. Qu’ils aient été taillés dans la pierre en écriture cunéiforme (comme en témoigne une reproduction au musée du Pergamon de la stèle sur laquelle figure le code d’Hammurabi, 1792-1750 av. J.-C), reproduits par ronéotypage ou tapés à la machine à écrire, ces textes sont physiquement là, conservés dans les musées ou les centres d’archives.

Je prends quelques photos. J’en poste une ou deux sur ma story Instagram pour prouver que j’étais ici ou là. Et puis, je me questionne…

Qu’en sera-t-il des traces laissées par nos générations ? Nous qui vivons avec et dans le virtuel ; nous qui communiquons par email, par Whatsapp et Messenger ; nous qui tentons en un « swipe » de trouver l’âme sœur ; nous qui « partageons » nos histoires d’amour sur Facebook et qui « publions » notre quotidien sur Instagram. Un clic de désespoir, ou par mégarde, et tous les messages sont supprimés. Les photos qui n’ont jamais été imprimées sont jetées dans la corbeille du monde numérique, ou glissent dans les méandres des données stockées par les plateformes en ligne. Nous écrivons nos vies dans l’éphémère et produisons une histoire immatérielle.

L’histoire du virtuel

Alors à quoi pourrait bien ressembler le « Musée de la vie quotidienne du premier quart du 21èmesiècle » ? À une succession de vitrines qui présentent l’intégralité des modèles d’Iphone peut-être ? On pourra sûrement lire sur la légende : « Ces appareils ont servi de prolongement intellectuel, parfois de cerveaux de substitution aux êtres humains des générations y, z et au-delà ». Nos prochains devront faire preuve d’imagination.

Les historiens devront-ils craquer des boîtes e-mails et demander des accès à Facebook pour documenter le quotidien des petites gens ? Refaire l’histoire du virtuel requiert à mon avis des ressources encore méconnues. Et encore faut-il que les chercheurs puissent toujours avoir accès à internet et au big data. D’ici-là, les avancées technologiques et l’obsolescence programmée auront peut-être déjà eu raison de nos outils et plateformes habituels…simplement comme les DVDs ont eu raison de mes dessins animés enregistrés sur des cassettes VHS, comme Netflix a eu raison de ma collection de DVDs, comme Instagram a eu raison de mon blog Skyrock (R.I.P.). Mais terminons tout de même sur une note optimiste : les tweets de Donald Trump – et avec eux, un pan de l’histoire politique américaine actuelle – seront peut-être tombés dans l’oubli algorithmique.

MM.

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Chauffeur, si t’es champion…

Cette semaine dans LAPSUS CALAMI, on parle d’argent, de rails et de voitures.

 

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Corine : une icône et une équipe

 

« Salut, on fait un micro-trottoir sur le concert de ce soir ! Est-ce que tu as une idée pour trouver dans cette foule les fans de Corine ?

– … euh c’est qui Corine ? »

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Notre-Dame 2.0

Cette semaine dans LAPSUS CALAMI, il faut battre le savoir-faire pendant qu’il est encore chaud.

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Drôle de rencontre pour Lapsus Calami mercredi dernier … Quelle calamité! Les gilets jaunes nous ont attaqués! (suite…)