Le soir où on m’a délogée!

Cette semaine, LAPSUS CALAMI change de bord. Adieu les réflexions GAFAïstes! Ce deuxième épisode prendra un ton plutôt anecdotique. Les dangers de l’absentéisme, ou une rentrée pas comme les autres …

C’est vendredi soir, très tard, ou plutôt samedi matin, très tôt. Après mon concert en terres fribourgeoises (eh oui, je suis valaisanne, mais il m’arrive occasionnellement de ne pas passer l’intégralité de mon week-end au pays du soleil), je rentre chez moi, dans mon bien-aimé Val d’Hérens, oui comme la vache d’Hérens. La soirée était un peu arrosée, trop peut-être, si je compte le nombre de panachées qu’on m’a offertes. J’étais accoudée à une table ronde, trop occupée à refaire le monde pour voir passer l’heure, tout comme les verres qui s’empilaient à 10cm de mon nez.

Une heure de route plus tard, j’arrive chez moi. J’ai un peu froid, ben oui, j’avais mis la clim à fond la caisse dans ma BM. J’ai un peu mal à la tête aussi, pas forcément à cause de l’alcool, mais plutôt parce que ça faisait 60 minutes que j’écoutais des vieux tubes suisse-allemands. Manque de bol, y’avait rien d’autre à la radio …

Je monte la cage d’escaliers sur la pointe des pieds et longe le couloir en catimini. Bizarre, la porte de ma chambre est fermée ! D’habitude, je la laisse ouverte. C’est comme ça que je sais que ma petite sœur a investigué les lieux. Parfois elle oublie une vieille salade sur mon lit, ou alors ma jaquette prune manque au décompte de mon armoire. Un peu sceptique, je me rapproche, mon iPhone en mode lampe frontale. Bien vu, car je me serais sinon prise les pieds dans un tas de lutrins qui bouchaient le passage … Ça me rappelle une anecdote de mon grand-père, lui qui avait la sale habitude, quand ses filles étaient de sortie, de déposer un gobelet en plastique plein de petites cuillères sur la poignée de la porte d’entrée …

Enfin, j’ouvre la porte ; c’est alors que je vois se dessiner dans la pénombre une impressionnante masse vivante. Avant que j’aie le temps de réaliser quoi que ce soit, celle-ci se retourne vers moi … elle est dans mon lit !

Someone in my bed

Je referme la porte à toute vitesse, par peur ou par étonnement. Et puis je réfléchis quelques secondes. Je vais dormir où moi ? Je cours à la buanderie à la recherche d’un vieux duvet. Par chance, j’en trouve un. Je me lave les dents vitesse grand V et m’affale sur le canapé, épuisée. Il est 3h. Demain je me lève à 8h. J’ai répétition !

MG.

plunimix-01

Quand l’Ukraine est à l’ouest

Bienvenue dans l’absurde de Roman Bondarchuk. Projeté au FIFF dans la compétition internationale, le film « Volcano » séduit par sa sincérité et les interrogations constantes qu’il nous provoque. En effet, à l’exception des trois acteurs principaux, le casting est uniquement composé d’authentiques villageois ce qui lui confère un caractère populaire.. en soi, même l’acteur principal, Sergiy Stepanskiy, est ingénieur du son à la base. L’imagerie est méticuleusement travaillée pour un rendu esthétiquement agréable, en contraste avec un message sous-jacent beaucoup moins plaisant. La scène d’introduction, par exemple, filme en plongée totale un paquebot rouge cuivre pendant une durée indéfiniment longue. Une prise de vue bien travaillée qui mène à une incompréhension dès le début, d’autant plus que ce même bateau n’apparaît plus de tout le film. Ce n’est que lors de la scène finale, elle aussi d’une beauté visuelle à couper le souffle, qu’il est possible de faire un lien lorsque résonne à nouveau le même thème musical.

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Critique: El Hombre que cuida

Nous aurions pu rédiger cet article en espagnol, langue du film qui nous concerne, mais eu égard à la compréhension de la majorité de nos lecteurs, nous avons décidé de le rédiger dans la langue dans lequel il nous fut introduit, c’est-à-dire en perse :

تصاویر بسیار زیبا، حال و هوای فیلم خوبه ولی متاسفانه به اندازه ی کافی داستان هیجان انگیز نیست. لحن حرف زدنت رو دوست دارم.

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Politique, t’es foutue, la jeunesse est dans la rue

Pour ce nouvel article, LAPSUS CALAMI est en colère. Dans ce troisième épisode, il s’agira du combat que la jeunesse a décidé de mener dans les rues: sauver le monde sur lequel nous espérons tous encore avoir un avenir ! (suite…)

Quand le FIFF nous touche en plein coeur

Un coup de poing qui livre au jour le jour le combat d’une jeune femme d’exception, Khatera. Un film qui suit pas à pas, avec une pudeur et un tact déconcertant, le long du chemin de cette femme afghane vers la reconnaissance de son statut de victime dans une société conservatrice et patriarcale. Une femme qui se soulève et brise la loi du silence.

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Ouvrir la voix…

La 33ème édition du FIFF – Festival International de Films de Fribourg – a fait le choix, à travers la section Décryptage, de se focaliser sur une problématique sociétale cruciale du 21ème siècle : la place des femmes noires dans la société. 15 films africains et internationaux respectant les mêmes valeurs : le respect de la femme, de la couleur ou de la femme noire, ont été sélectionnés par les 16 comédiennes ayant co-écrit Noire n’est pas mon métier aux Editions du Seuil. Un livre qui dénonce les discriminations et clichés racistes dont elles sont victimes en tant qu’actrices, mais aussi en tant que femmes.

Coup de projecteur sur l’un des 15 films, La Noire de… qui a été poursuivi par une table ronde avec 6 écrivaines de Noire n’est pas mon métier.

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