FriScènes: Des Roses et du Jasmin – Critique

Pas de quoi en faire un bouquet

Friscène accueillait la compagnie nom d’une troupe ! le vendredi 19 octobre afin de présenter la pièce Des Roses et du Jasmin d’Adel Hakim. Le Nouveau Monde affichait complet : voilà un public enthousiaste à l’idée d’assister à cette critique acerbe des enjeux du conflit israélo-palestinien. Cependant, certains décidèrent de sortir en avance de la salle, peu intéressés.

Il ne sert à rien de se voiler la face : il est difficile d’écrire une pièce sur un thème aussi sérieux que le conflit israélo-palestinien sans tomber dans le cliché et l’excès de pathétisme. Néanmoins, il semble normal d’espérer une approche nouvelle et originale lorsqu’une telle pièce attire l’attention d’une troupe de théâtre. Il n’en n’est rien. Le texte d’Adel Hakim dégouline d’un sentimentalisme mielleux, de retournements de situation prévisibles et de péripéties convenues.

Tous les défauts du texte sont, dans la mise en scène d’Hélène Blondel, mis en exergue, vulgairement grossis voire caricaturés. Certaines scènes au plus haut point du pathétisme, à défaut d’attiser la pitié du public, auront su en faire ricaner une partie. Impossible d’en dire autant des tentatives d’humour lourdes et inappropriés entre les différentes « histoires d’amour » que décrit la pièce. À cela s’ajoute des effets sonores dignes des plus grands films de super héros d’aujourd’hui : qu’il s’agisse d’une mélodie mielleuse au violon pour souligner l’amour naissant ou d’un léger tremblement pour mettre en avant une certaine tension, la bande sonore ne parvenait que rarement à remplir son devoir, mais, au contraire, tenait plutôt du ridicule. Un point positif tout de même est le décor simple qui, bien que durant la majeure partie de la pièce passe inaperçu, crée, à lui seul, une ambiance électrique lors de la dernière section.

Le jeu des acteurs ne crée pas la surprise. Sans être mauvaise, l’interprétation est tachée par des balbutiements sur certains mots et par la diction floue de quelques-uns. Voilà qui n’aide pas à faire ressortir le pathos pourtant si important dans Des Roses et du Jasmin.

Ainsi, une grosse déception alors que le sujet du conflit israélo-palestinien paraît prometteur. Le texte en soi en est pour la majeure partie responsable mais la mise en scène ne l’améliore pas, au contraire, elle le dégrade à vouloir faire de l’excès de pathétisme. C’est dommage.

Raphael David Eccel

Crédit photos:  Janos YoGars Norreuden pour FriScènes

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