FriScènes: Alpenstock – Critique

L’absurdité nationaliste

Hier soir, jeudi 18 octobre, la compagnie française amateure “c’est pas moi, c’est toi” jouait à 20h sa pièce de théâtre intitulée “Alpenstock”, dans le cadre du festival FriScènes au Nouveau Monde.

Ce théâtre absurdement drôle traitait du sujet nationaliste avec un couple voyant arriver au sein de son foyer un Don Juan étranger. La femme au foyer répondant aux critères simplistes de son mari, se retrouve conquise par l’esprit sentimental du nouveau venu.

Opposant la tradition à l’exotisme innovateur, cette comédie hilarante a su séduire un public très, voire trop, réceptif. De plus, les transitions musicales entraient parfaitement en accord avec le thème, mêlant valse de Strauss et yodel.

La troupe amateure se montre professionnelle dans le ficelage global de la pièce, en nous transportant au cœur des Alpes. Cependant, la pièce d’une durée de 45 minutes nous laisse un peu sur notre fin. Mais elle reflète bien les divers sujets de votation récents sur lesquels la population suisse a pu débattre, en nous rappelant que la problématique raciste est toujours présente.

En bref, une pièce fraîche et consistante que nous offre, une fois de plus, la programmation de FriScènes. Et sachez que si votre mari a une idéologie conservatrice, n’achetez pas du détergent au marché cosmopolite !

Ariane Pelluet et Sandrine M. Parrico

Crédit photos:  Janos YoGars Norreuden pour FriScènes

 

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Quand l’Ukraine est à l’ouest

Bienvenue dans l’absurde de Roman Bondarchuk. Projeté au FIFF dans la compétition internationale, le film « Volcano » séduit par sa sincérité et les interrogations constantes qu’il nous provoque. En effet, à l’exception des trois acteurs principaux, le casting est uniquement composé d’authentiques villageois ce qui lui confère un caractère populaire.. en soi, même l’acteur principal, Sergiy Stepanskiy, est ingénieur du son à la base. L’imagerie est méticuleusement travaillée pour un rendu esthétiquement agréable, en contraste avec un message sous-jacent beaucoup moins plaisant. La scène d’introduction, par exemple, filme en plongée totale un paquebot rouge cuivre pendant une durée indéfiniment longue. Une prise de vue bien travaillée qui mène à une incompréhension dès le début, d’autant plus que ce même bateau n’apparaît plus de tout le film. Ce n’est que lors de la scène finale, elle aussi d’une beauté visuelle à couper le souffle, qu’il est possible de faire un lien lorsque résonne à nouveau le même thème musical.

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Critique: El Hombre que cuida

Nous aurions pu rédiger cet article en espagnol, langue du film qui nous concerne, mais eu égard à la compréhension de la majorité de nos lecteurs, nous avons décidé de le rédiger dans la langue dans lequel il nous fut introduit, c’est-à-dire en perse :

تصاویر بسیار زیبا، حال و هوای فیلم خوبه ولی متاسفانه به اندازه ی کافی داستان هیجان انگیز نیست. لحن حرف زدنت رو دوست دارم.

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Politique, t’es foutue, la jeunesse est dans la rue

Pour ce nouvel article, LAPSUS CALAMI est en colère. Dans ce troisième épisode, il s’agira du combat que la jeunesse a décidé de mener dans les rues: sauver le monde sur lequel nous espérons tous encore avoir un avenir ! (suite…)

Quand le FIFF nous touche en plein coeur

Un coup de poing qui livre au jour le jour le combat d’une jeune femme d’exception, Khatera. Un film qui suit pas à pas, avec une pudeur et un tact déconcertant, le long du chemin de cette femme afghane vers la reconnaissance de son statut de victime dans une société conservatrice et patriarcale. Une femme qui se soulève et brise la loi du silence.

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Ouvrir la voix…

La 33ème édition du FIFF – Festival International de Films de Fribourg – a fait le choix, à travers la section Décryptage, de se focaliser sur une problématique sociétale cruciale du 21ème siècle : la place des femmes noires dans la société. 15 films africains et internationaux respectant les mêmes valeurs : le respect de la femme, de la couleur ou de la femme noire, ont été sélectionnés par les 16 comédiennes ayant co-écrit Noire n’est pas mon métier aux Editions du Seuil. Un livre qui dénonce les discriminations et clichés racistes dont elles sont victimes en tant qu’actrices, mais aussi en tant que femmes.

Coup de projecteur sur l’un des 15 films, La Noire de… qui a été poursuivi par une table ronde avec 6 écrivaines de Noire n’est pas mon métier.

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