FriScènes: Le bon côté des choses – Critique

Spectacle le plus primé du festival, justifié?

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La troupe parisienne Chaos Léger nous présentait vendredi 13 octobre Le bon côté des choses, une adaptation de Talking heads d’Alan Bennett. Écrits pour la BBC en 1993, cette série de monologues suivait quatre personnages en proie à leurs troubles intimes enrobés dans un humour tout britannique. Les héros de cette comédie grinçante sont « une femme de vicaire qui déplore le monde hypocrite dans lequel évolue son époux, une actrice qui aligne les mauvais rôles, une femme solitaire qui noie sa révolte dans des courriers et un vieux garçon perdu dans les jupes de sa mère ». Cette adaptation était en compétition.

Les histoires s’entrecroisent sans jamais fusionner. On suit ainsi la femme de vicaire dépitée par sa situation et ses contradictions qui trouve refuge dans les bras d’un épicier hindous. L’actrice passe un casting pour un projet quelque peu grivois et tente avec toute sa bonne volonté de construire un rôle en dépit de sa fonction de femme-objet. La femme solitaire, rigide et froide espionne tout l’immeuble et le voisinage et s’échine à faire régner l’ordre par biais épistolaire. Le vieux garçon de son côté supporte très mal la nouvelle relation amoureuse qu’entretient sa mère.

La mise en scène et la scénographie sont signées par Laurent Abecassis. Et c’est avant tout son travail que je souhaitais relever : on assiste à une véritable danse scénographique. Les quelques éléments de décors (portes, chaises, table) parviennent à nous faire voyager d’un appartement à l’autre, d’un lieu à l’autre dans une fluidité souple et vivante. Chorégraphiées avec une précision horlogère, les transitions ne laissent aucune place au temps mort : tout s’enchaîne avec brio.

Très vite en recevant le jeu des comédiens, j’ai eu une crainte : celle de voir le jeu presque farcesque s’épuiser et devenir agaçant, surfait. Il n’en est rien. Ce jeu n’est autre que l’incarnation des masques sociaux qui peu à peu s’effritent pour révéler chez chacun le drame social qui les ronge. Tous cependant ne s’inscrivent pas dans le même registre, dans la même intensité de burlesque. Celui-ci est par exemple très poussé chez la femme solitaire. Mais elle manie avec autant de virtuosité le « masque » que la sincérité quand celui-ci est tombé. Lorsqu’elle parvient à rire pour la première fois à la fin de la pièce, on est conquis. Le vieux garçon met également beaucoup d’implication dans la caricature, mais est assez peu nuancé et les moments d’émotions en sortent plus fades. De son côté, L’actrice de seconde zone – et je parle bien du personnage – Parvient à nous faire transmettre sa détresse à travers son sourire. Ce n’est pas par hasard si Valérie Hahn qui jouait la femme de vicaire a obtenu le prix de l’interprétation féminine. Son sens du comique et sa capacité à nous faire parvenir son désarroi étaient ton bonnement impressionnants.

Trois autres comédiens donnent corps à l’entourage des protagonistes, notamment le vicaire, la mère de vieux garçon et le technicien de tournage. Leurs interprétations étaient parfois maladroites dans la caricature, mais toujours assumées. Cependant Il étaient la plupart du temps très juste à la fois dans l’excès et la simplicité. Mention spéciale à Luc Brasset (la mère du vieux garçon) qui nous offre une incarnation très convaincante et qui lui vaudra le prix d’interprétation masculine.
Non content de repartir avec les prix d’interprétation féminine et masculine, la compagnie Chaos léger obtient également le prix de la meilleure pièce et le prix du public, soit quatre des six prix remis au total par le festival. Un succès mérité pour ce spectacle drôle et émouvant, pleins de belles surprises.

Pour terminer et pondérer mon propos, je rappelle que cette critique n’engage que ma subjectivité personnelle sur une seule représentation d’un spectacle vivant.

Sylvain Grangier

Crédit photo: Julien James Auzan

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Venoge Festival 23 août 2018

The Sugarhill Gang

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Avec leur titre « Rapper’s Delight« , vendu à plus de 15 millions d’exemplaires dans le monde, les pionniers du Hip-Hop made in US sont monté sur la grande scène pour en ravir plus d’un. Le groupe s’est fait connaitre en 1979, grâce notamment au succès de leur premier single, leur permettant d’atteindre la plus haute place du TOP 40 américain. Une grande première pour un titre hip-hop. En 2009, ils collaborent avec Bob Sinclar pour le titre « Lala Song« . Un bon vieux hip-hop et des tubes à n’en plus finir que l’on n’aurait pas soupçonnés. Le groupe est le pionnier de la musique hip-hop et on peut aisément l’entendre encore maintenant dans les tubes américains actuels.

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Venoge Festival 22 août 2018

KT Tunstall

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Devant un public clairsemé mais connaisseur, débute cette 24e édition du Venoge Festival avec KT Tunstall. Souriante et pleine de joie de vivre, elle montre très volontiers au public son savoir linguistique francophone quelque peu basique, au premier abord, mais fort charmant. on a envie de l’aimer bien avant de l’écouter mais c’est pourtant pour ses qualités d’auteure-compositrice et interprète que la britannique s’est fait remarquer par le public grâce, notamment, à son titre « Black Horse And The Cherry Tree« . Son premier album « Eye to the telescope« , nommé disque d’or, l’a propulsée sur les devants de la scène. KT Tunstall cumule les succès au niveau mondial grâce à divers titres comme « Suddenly I See » ou « Golden State« , un EP de 4 chansons acclamé par la critique. La plupart de ses chansons est utilisée pour des films tels que le « Diable s’habille en Prada » ainsi que dans diverses séries TV telles que « Medium » ou « Grey’s Anatomy ».

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Le Venoge Festival du 22 au 26 août 2018

La 24e édition du Venoge Festival à Penthalaz débute ce mercredi aux couleurs pop avec Amy Macdonald et les genevois de Kadebostany, notamment. Elle continuera avec du son eighties le jeudi soir avec Village People, The Sugarhill Gang et la tournée des stars des années 80, de l’électro swing avec Parov Stelar,  du rock avec Shaka Ponk et Sum 41 ou encore du vitaminé avec Magic System. Le festival se terminera au son du dernier album de Maître Gims lors d’une journée spécialement dédié aux familles avec ateliers et jeux au programme.

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Rock Oz’ Arènes 2018

Un voyage dans les étoiles avec la 27e édition de Rock Oz’Arènes

Le petit extra-terrestre vert de l’affiche 2018 de Rock Oz’Arènes a fait décoller les arènes d’Avenches vers des galaxies sonores fabuleuses. Cette 27e édition a été marquée par des concerts inoubliables. Le public de l’amphithéâtre romain a découvert des sonorités venant d’horizons multiples. La diversité fait partie de l’ADN du festival avenchois. Quelque 31’000 spectateurs ont participé à ces quatre soirs de voyage sonore et visuel.

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Majestuosité et tourment

Quelques jours après avoir visionné Sarah joue un loup-garou, je dois avouer qu’il m’est encore difficile de trouver les bons mots pour en parler.

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