Festival Bach : l’Italie de 1600 et 1700, pour finir sur une belle note

En guise de clôture d’un mois riche en émotions musicales, le Festival Bach de Lausanne recevait vendredi dernier à l’église Saint-Laurent le Concerto Italiano, sous la direction de Rinaldo Alessandrini, pour un voyage baroque à travers l’Italie des XVII et XVIIIème siècles.

Dès la Renaissance, l’Europe, ce terreau fertile des arts et des sciences, voit fleurir la pensée d’une multitude de savants. Les hommes parlent entre eux, échangent leurs idées, forment ensemble l’esquisse d’une histoire des humanités, s’intègrent dans un réseau d’échange de la pensée. Qu’en est-il de la musique à cette époque ? Elle voyage aussi. Les influences se partagent de part et d’autre du vieux continent. L’Europe voit naître de talentueux compositeurs qui ne se cantonnent plus aux traditions musicales de leur région. Ils s’alimentent de la richesse musicale de leurs contemporains et pimentent leurs œuvres de sonorités venues d’ailleurs.

Jean-Sébastien Bach n’échappe pas à cette tendance qui perdure à travers les siècles. Lui-même n’hésite pas à puiser son inspiration dans la musique italienne, ce qui rajoute à la virtuosité de son œuvre. C’est cette circulation des influences que le Festival Bach a voulu mettre à l’honneur, le vendredi 29 novembre, avec le Concerto italiano venu interpréter les œuvres de plusieurs compositeurs italiens des années 1600 et 1700, parmi lesquels Antonio Vivaldi, Claudio Legrenzi ou encore Francesco Geminiani.

Le programme du neuvième et dernier concert du festival a été ingénieusement pensé : l’ensemble alterne des pièces chantées et des morceaux pour cordes – parfois avec, d’autres fois sans le son enveloppant de la contrebasse. Entre les phrasés de la soprano Sonia Tedla qui attrape de façon subjugante les notes aigues dans un souffle continu d’une part, et la performance débordante de virtuosité, sans être excessive, des musiciens d’autre part, l’équilibre est maîtrisé.

 

Coupde cœur de la soirée : le pluriel s’impose, tant les découvertes sont riches. La cantate « Orfeo » pour soprano et cordes de Giovanni Battista Pergolesi (1710-1736) nous a particulièrement séduites. Elle intervient juste avant la pause, de quoi nous laisser encore rêvasser quelques minutes avant la deuxième partie du concert. Une autre cantate, « Vengo a voi, luci adorate » témoigne du génie d’Antonio Vivaldi (1678-1741), mis à l’honneur à deux reprises ce soir. Les envolées lyriques de Sonia Tedla donne toute son ampleur à cette oeuvre baroque du compositeur italien.

Quant aux œuvres purement instrumentales, l’Allegro assai du Concerto a 4, Op.2, No.1  d’Evaristo Dall’Abaco exemplifie à merveille le talent de l’ensemble.La précision de l’exécution ne fait que mettre en exergue l’émotion dégagée par la musique du Concerto Italiano. De par la configuration de la scène dans l’Eglise Saint-Laurent, une ambience très intimiste s’installe entre le public et les musiciens. L’audience perçoit la complicité qui règne entre les violonistes Andrea Rognoni et Antonio De Secondi ou bien le violoncelliste Marco Frezzato qui ne fait qu’un avec son instrument.

 

Curiosité de la soirée : le théorbe, cet instrument imposant avec un nombre impressionnant de cordes (jusqu’à 14 cordes au total, divisées sur deux chevillets) tirées sur un manche qui peut atteindre près de 1.80m. Il fait partie de la famille du luth et sert principalement d’accompagnement au chant. Dommage cependant que l’on n’ait pas pu apprécier dans une plus large mesure l’amplitude du son de l’instrument, masqué par le clavecin pendant le concert.

 

Méline Murisier et Laura Monney

Ugo di Giovanni et son théorbe
Crédits photos : Festival Bach de Lausanne

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