Estival Open Air

L’Estivale Open Air boucle sa 29ème édition avec le sourire

La place Nova Friburgo a vu passer quelques 30’000 spectateurs durant les quatre jours du festival. Grâce à une météo des plus favorables, toutes les soirées se sont déroulées quasiment à guichet fermé. Avec une programmation très ciblée pour chaque soirée, la Grande Scène a vu passer des ambiances très différentes, mais pour le plus grand bonheur des festivalières et festivaliers. Les découvertes de la Scène du Lac ont ravi les curieux.

Voilà, c’est fini ! Les portes de l’Estivale se sont refermées hier soir après quatre jours de pure folie. Le public a répondu présent, tout comme le beau temps.

Mercredi, les amateurs de rock ont « pogoté » sur du gros son avec The Hives et The Offspring, alors que Sacha Love ravissait les spectateurs de la Scène du Lac. Une première journée où tous les précieux sésames permettant d’entrer ont été vendus.

Jeudi, changement de registre, avec une soirée placée sous le signe du Hip Hop. C’était la première fois que la soirée de la fête nationale était payante et les festivalières et les festivaliers n’ont pas manqué à l’appel. Le jeune public s’est déplacé en masse pour voir la révélation Zola. Alors que la Grande Scène a été enflammée par Hocus Pocus, avant de fêter l’anniversaire du grand OrelSan.

Vendredi, la traditionnelle soirée tricolore a tenu toutes ses promesses avec trois grandes stars au micro de la Grande Scène : Bernard Lavilliers, Julien Clerc et Pascal Obispo. Diolo a pu jouer devant « son » public sur la Scène du Lac en étant le local de l’étape. Le public est reparti en ayant fait une nouvelle rencontre avec la jeune Naya qui a été plébiscitée.

Samedi, une soirée plus éclectique, qui est celle qui a rencontré le moins de succès au niveau de la billetterie, mais qui a rempli toutes ses promesses musicales. La Scène du Lac a été occupée par un enchainement de pépites : The Broots, Arthur Henry et Coco Bans. Du côté de la Grande Scène, le festival s’est conclu avec le roi actuel de la musique belge, Romeo Elvis et le prodige de l’électro, Petit Biscuit.

Le comité de l’Estivale Open Air tient à remercier le public si fidèle et toute l’équipe de bénévoles, les deux clés de la réussite de cette édition. Rendez-vous en 2020, du 29 juillet au 1er août pour la 30ème édition.

Retour au théâtre: La nouvelle saison du Théâtre des Osses

Après plusieurs mois en veilleuse, c’est au milieu de lampes de chevet que Geneviève Pasquier et Nicolas Rossier présentent leur saison 2020-2021 du Théâtre des Osses, pour faire revivre l’art. Car « c’est bien d’art qu’il s’agit, c’est un peu ça qui nous a manqué» nous dit Geneviève Pasquier. Une programmation qui clame la liberté après cette période de confinement. Présentation.

Premier spectacle avec Sa chienne, tiré de « Trois ruptures » de Rémi de Vos et mis en scène par Nicolas Rossier. C’est un souper-spectacle où tout le monde mange, y compris le couple sur scène, ou du moins l’est-il jusqu’au dessert, puisqu’à ce moment-là la femme demande le divorce… Un spectacle à croquer. Nicolas Rossier précise qu’au delà des apparences, le spectacle est bien dans l’actualité, au regard des divorces qu’on suscité le confinement…

Sa chienne

Autre création du cru, Lettres à nos aînés, qui se base sur les lettres parues quotidiennement dans la presse, à l’instar de La Liberté, destinées aux aînés esseulés durant le confinement. Une création en cours, qui se veut simple et souple, comme nous l’explique Geneviève Pasquier qui est à la mise en scène, revendiquant une nécessité des resserrer les liens avec les aînés, et ce dans les deux sens.

Avec Grâce à Dieu, on touche au sujet plus que sensible des victimes d’abus sexuels commis par des prêtres. Sans être une charge contre l’Église en particulier, cette co-prodution avec le Pullhof Théâtre et la Compagnie de François Marin qui met en scène se veut plus un dénonciation plus large de toutes société où règne l’omerta.

L’évadé

Tandis que Le journal d’Anne Frank repart pour un tour (les 100 représentations sont dépassées), Karim Slama viendra à Givisiez avec sa virtuosité humoristique au service d’un sujet grave et profond dans L’évadé, en jouant la conscience d’un homme paralysé. Puis s’enchaîneront deux autres créations romandes hautes en couleurs, aux univers visuels impressionnants. D’abord Frida jambe de bois, un voyage dans l’intimité de la peintre mexicaine Frida Kahlo, un spectacle musical coloré et joyeux. Puis Le cabaret des réalités, ou comment transposer les vertige de la physique dans un univers entre le cirque et David Lynch. Cette création menée par Sandra Gaudin qui s’inspire d’Alejandro Jodorowsky a jusqu’ici été très peu jouée, et Geneviève Pasquier tenait à souffler sur les braises de cet acte théâtral exigeant et audacieux.

Frida Jambe de bois
Le cabaret des réalités

Après n’avoir pu être joué qu’une seule fois la veille du confinement, Une rose et un balais revient aux Osses terminer le travail. Très attendue, l’adaptation du livre de Michel Simonet prendra vie grâce à la virtuosité et l’inventivité d’Alexandre Cellier doublées de la poésie et la finesse d’Yves Jenny. Gouverneurs de la rosée continue pour sa part sa tournée romande.

Une rose et un balais

Les Cafés littéraires sont également de retour, à commencer par Slava Bykov, un roman de hockey, une causerie au coin du feu sur la carrière du joueur, Fribourg-Gottéron étant de son propre aveu le plaisir coupable de Nicolas Rossier. Viendra ensuite Émancipations singulières, un projet de Joséphine de Weck pour les 50 ans du vote sur le droit de vote des femmes en Suisse, l’occasion de revenir sur ce combat, mais également sur ceux actuels. La poésie visuelle clôt ce cycle de cafés littéraires, une réalisation signée Matthieu Corpataux, qui, rappelons le, outre ses multiples projets culturels, est assistant diplômé du domaine français de notre université.

Quel avenir au vu de la situation sanitaire ? « On sait qu’on va faire des choses, on s’accroche » nous dit confiante Geneviève Pasquier. « On travail semaine par semaine. » Le théâtre a bien entendu mis en place un plan sanitaire, qui comprend le port du masque obligatoire pour le public ainsi que la collecte des données comme mesure de traçage. Espérons comme eux que le public répondra présent.

Sylvain Grangier

Photos fournies par le Théâtre des Osses

La semaine de la durabilité c’est quoi ?

C’est un mouvement national qui a lieu chaque année depuis cinq ans afin de nous sensibiliser aux questions environnementales. Cette année, ce sont 34 universités et écoles supérieures qui ouvrent leurs portes à tour de rôle pour accueillir au total un peu plus de 200 événements. (suite…)

Small G – une idylle d’été qui tombe à pic

L’adaptation au théâtre par Mathieu Bertholet et mise en scène par Anne Bisang du dernier roman de Patricia Highsmith a investi le théâtre Nuithonie les 6 et 7 février à Fribourg. Une fable pleine de fraîcheur et d’espoirs pour raconter l’homosexualité et qui tombe à pic avant un week-end de votations sur la pénalisation de l’homophobie.

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Charrette!

Le Théâtre des Osses accueille le seul en scène de Simon Romang, Charrette! mis en scène par Georges Guerreiro. Commentaires d’un arrière-petit-fils de paysan.

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Un loup et une fillette, amies et philosophes

« Papa, quand on est mort, on peut encore respirer ? » (suite…)