Double Sentence

Une question simple que nous pose Léa Pool : «  Est ce qu’on le savait ? »

Reconnaissons-le, qui pense prison, pense rarement aux femmes et encore moins aux enfants de ces détenues. Pourtant, derrière toutes incarcérations, il y a des femmes et la plupart sont mères. Ce documentaire aborde la situation des enfants victimes des dommages collatéraux provoqués par ces emprisonnements. Laissés au milieu d’une confusion douloureuse, leurs besoins et intérêts ne sont que rarement pris en considération lors de la condamnation.
Lorsqu’on imagine la vie d’un enfant, on l’imagine pleine de joie et d’insouciance. Mais que devient l’enfance négligée par la justice pénale ?

Léa Pool nous dépeint la vie de ces filles et garçons en nous faisant traverser toutes sortes de décors. Que cela soit en Bolivie, au Québec, à New-York ou au Népal, elle nous dévoile des visages inconnus, mais pourtant, on se sent inexplicablement familier à ces petites bouilles. Derrière leurs visages de bambins se cachent une colère, une anxiété et une telle douleur que la compassion, ou l’empathie, même, commencent à nous brûler. On est touché par la colère, puis par la tristesse. La dissonance résonne lorsqu’on voit ces enfants et leur mère séparés par des barreaux. Et là, on prend conscience : Ce n’est pas normal. Ces enfants doivent avoir des droits et Léa Pool en énumère dans « Double Sentence ».
Mais quelles sont les mesures à prendre ?

Un documentaire qui fait réfléchir…

-Melanie Michellod                                                                                                                                                                                                                     

Photo tirée du documentaire « Double Sentence »

 

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