Des souris et des hommes… et un ascenseur

Le Festival International de Théâtre FriScènes à Fribourg a lancé lundi soir sa compétition de théâtre amateur, avec en guise d’ouverture, une adaptation du roman de John Steinbeck Des Souris et des Hommes.

Crédits : FriScènes

Crédits : FriScènes

Ils ont traversé la France. Ils se sont retrouvés coincés dans un ascenseur en verre à leur arrivée à Fribourg. Ils ont vécu maintes péripéties ensemble mais sont montés sains et saufs sur les planches du Nouveau Monde lundi 21 octobre. Pour l’ouverture de la compétition amateur du festival FriScènes, la compagnie « le Théâtre en Liberté » s’est attaqué à un gros morceau: une adaptation au théâtre du roman de John Steinbeck des Souris et des Hommes, un classique de la littérature américaine.

L’œuvre de Steinbeck est emprunte d’une complicité égratignée par le poids du travail, d’une amitié écorchée par la lourdeur de la vie dans l’Amérique des années 30. George et Lenny ne sont ni frères, ni cousins. Ils vagabondent ensemble au gré des ranchs dans lesquels ils trouvent labeur. Ils ramassent le grain et partagent le pain. Dans une solitude à deux, ils ont le rêve d’avoir un jour leur propre terrain. Et d’enfin vivre bien…ou mieux. Pour l’heure, ils essaient tant bien que mal d’amasser quelques pièces à économiser.

Dans la mise en scène de Christophe Martin, quelques modifications peuvent sembler curieuses au spectateur qui connait le roman. Elles se laissent toutefois apprécier. Crooks, le palefrenier noir qui incarne la problématique du racisme et de la ségrégation aux Etats-Unis dans la version originale de Steinbeck est remplacé par Susan, une vielle fille aux larges cernes qui vient ajouter un troisième point de vue féminin dans la pièce présentée pour le festival FriScènes. Les trois seules femmes qui vivent entourées d’hommes au ranch ont de la place, et plus de relief dans l’adaptation par la troupe « le Théâtre en Liberté », l’époque oblige. Cela contraste avec l’apparente inanité d’autres personnages, comme Curley, le fils du patron. Le vide est cependant comblé par les comédiens interprétant George et Lenny qui, dans le jeu comme à l’issue du spectacle, font ressortir une sorte d’humanité protéiforme.

La trame de l’histoire est sauvegardée, les dialogues restent assez fidèles au texte. Et au-delà de quelques longueurs qui font, hélas, retomber la tension là où elle devrait aller crescendo, l’essentiel est là :  l’homme est un loup pour l’homme… et non pas une souris.

Méline Murisier et Laura Monney

Crédits : FriScènes

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