Chauffeur, si t’es champion…

Cette semaine dans LAPSUS CALAMI, on parle d’argent, de rails et de voitures.

 

En tant qu’étudiants, vous comme moi devons plusieurs fois par jour nous soumettre au supplice que sont les transports en commun. Alors que j’attendais impatiemment sous la pluie qu’un bus arrive, je me suis demandé où en était la mobilité et comment elle allait évoluer et ça m’a donné de l’inspiration pour une chronique.

L’annonce récente des CFF de revoir leur offre a apporté son lot de questionnements. Dans une période déjà troublée par les discours de Greta Thunberg et les déclarations climatosceptiques de Donald Trump, les Chemins de Fer Fédéraux viennent ajouter de l’huile sur le feu en voulant augmenter leurs tarifs et en supprimant certains avantages.

Les transports en commun sont déjà loin d’être parfaits. Tarifs élevés par rapport aux avions, surpopulation dans les wagons aux heures de pointe, propreté qui peut parfois laisser à désirer ou encore retards qui s’enchaînent, il suffit de se promener quelques instants sur le compte Twitter du RailService des CFF pour remarquer que tout n’est pas rose dans le monde ferroviaire suisse.

Il me semble donc que, dans un monde déjà préoccupé par les questions environnementales, la meilleure chose à faire serait pour les compagnies de trains d’apprendre à surfer sur la vague verte et permettre une meilleure transition entre les voitures et les transports en commun.

Cependant, même si je ne suis pas un génie, je sais que, lorsque l’on augmente le prix d‘un bien, la demande diminue. Or, si les CFF décident de supprimer certains avantages et d’augmenter le prix des abonnements, cela signifie que la clientèle va se tourner vers d’autres alternatives : les voitures et trajets longue distance en bus.

Alors à moins que les CFF ne soient devenus élitistes, ils se dirigent dans la mauvaise direction pour favoriser la transition écologique. En revanche, des alternatives aux transports en commun se profilent dans le paysage de la mobilité.

 

J’admets être un passionné d’automobile donc, inévitablement, je suis particulièrement intéressé par les voitures électriques qui, même si c’est encore un peu tôt pour le certifier, sont l’avenir du transport individuel. Les législations se durcissent de plus en plus et les jours des moteurs thermiques semblent comptés. En plus de l’aspect écologique, les évolutions majeures dans le secteur automobile depuis quelques années, comme le pilote automatique de Tesla, ne jouent pas en faveur des transports en commun. L’électrique apporte l’alternative propre pour concurrencer les bus ou les trains. Le pilote automatique, même s’il est encore très limité, pourra quant à lui permettre de vaquer aux mêmes activités que dans les trains, hormis les toilettes.

On se retrouve donc au pied d’un mur. D’un côté, il faut sauver les ours polaires et notre planète, mais il faut aussi sauver notre portefeuille. Je ne pense pas que les CFF puissent se permettre d’augmenter leurs prix pour profiter du fait que, coûte que coûte, il faille être plus écologique. Parce que, justement, c’est le « coûte que coûte » qui dérange. Il n’y a plus aucun attrait à prendre un train si celui-ci n’est pas à la hauteur du tarif. Si je m’assieds dans un bus Flixbus à 53.- entre Fribourg et Madrid, je m’attends tout simplement à arriver à destination en vie. Mais si je paye 50.- pour un trajet en train entre Genève et Zürich, je m’attends à ce que celui-ci arrive à l’heure, ne sente pas la bière chaude à 8h du matin et j’espère surtout être assis.

La mobilité, elle aussi, se trouve au pied d’un mur. Elle est au commencement de l’ère du tout électrique et du transport ferroviaire longue distance. La transition écologique, l’évolution rapide des voitures propres et l’incapacité des CFF à s’adapter à un monde qui évolue bien plus rapidement que ses nouvelles rames à 2 étages signifient que, si j’étais vous, je profiterais de rouler avant que les autoroutes ne soient complètement envahies par des pendulaires frustés.

SR

Crédits: Charly Rodrigues

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