À bicyclette …

On enfourche son vélo et on part en balade cette semaine dans LAPSUS CALAMI

Que les choses soient claires : malgré ses multiples transports en commun, la ville de Berlin n’est pas épargnée par le calvaire du trafic journalier aux heures de pointe. Après avoir emprunté les bus, trams, S-Bahn, U-Bahn, Uber etc. et manqué d’arriver en retard à plusieurs reprises (et par la même occasion, ne pas faire honneur à ma prétendue ponctualité helvétique), voilà qu’une idée un peu folle m’est passée par la tête : pourquoi je ne me mettrais pas au vélo ?

Ce désir de pédaler m’a pris soudainement : À la base, je ne suis pas forcément prédisposée à conduire des deux roues : j’ai loupé le test cycliste à l’école secondaire à cause d’un feu vert qui a tourné trop tôt au rouge ; en vivant à la Chaux-de-Fonds, les possibilités de rouler « à plat » sont très limitées et seuls les cyclistes aguerris avec des mollets en béton (ou les cyclistes « électriques ») se risquent à grimper d’un côté ou de l’autre de la ville.

Mais Berlin et ses kilomètres de pistes cyclables se prêtent bien mieux à l’expérience. Ah, et ces citadin.e.s qui ont l’air si heureux.ses sur leur Fahrrad… J’investis alors dans une bécane bleue à pneus blancs, avec une petite corbeille, cadenas et casque inclus. J’ai l’impression de m’acheter une nouvelle liberté, couplée avec une portion de conscience écolo. La perspective de faire travailler mes cuisses en cinquième vitesse m’enchante et voilà que je m’élance sur la piste.

Sauf que… même à vélo, il faut se presser. Il faut subir les klaxons des automobilistes engagés sur la mauvaise voie, les insultes injustifiées des piétons qui traversent au milieu de la route, les coups de sonnette des poursuiteurs de derrière qui n’ont pas la place pour dépasser, et même les irruptions de pigeons kamikazes devant mes roues (véridique !). J’ai fait l’effort de me renseigner sur les règles de la circulation allemande, rien de très différent qu’en Suisse, mais leur application laisse clairement à désirer.

J’ai donc décidé de me laisser un temps d’adaptation. Et de ne pas prendre le vélo les jours de pluie. Ou quand il fait trop froid. Ou quand je porte une jupe. Ou quand je suis bien coiffée. Ou simplement quand je ne me sens pas d’humeur à risquer ma vie… et celle des autres.

Méline

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Un loup et une fillette, amies et philosophes

« Papa, quand on est mort, on peut encore respirer ? » (suite…)

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